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Jean-Claude Camus : Coup de projecteur sur l'homme dans l'ombre de Johnny Hallyday ! (réactualisé)

News publiée Le Mercredi 16 Décembre 2009 à 18:14
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Le Tour 66 de Johnny Hallyday fait escale au Stade de France, fin mai 2009 : Jean-Claude Camus et Johnny en coulisses
Jean-Claude Camus arrive à Los Angeles le 15 décembre 2009 pour être auprès de Johnny.
Le Tour 66 de Johnny Hallyday fait escale au Stade de France, fin mai 2009 : Jean-Claude Camus avec sa fille Isabelle Camus et son petit-fils Joalukas
Le Tour 66 de Johnny Hallyday fait escale au Stade de France, fin mai 2009 : Jean-Claude Camus et Dinh Thien Ngo

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Réactualisation du 16 décembre 2009 à 18h00 : En juin 2009, nous vous présentions un portrait de Jean-Claude Camus, en titrant "l'homme dans l'ombre de Johnny Hallyday". Avec l'hospitalisation du chanteur, pendant des jours et des jours, Camus s'est mis dans la lumière comme jamais, pour faire le tour des plateaux de télévision, répondre aux sollicitations de la presse écrite et des radios, avant de partir rejoindre son ami à Los Angeles, un ami dont il est un peu le grand frère. En laissant la place à son fidèle Dhin Thien, pour assurer la suite, il fait comprendre qu'il a tout donné et que maintenant, Johnny étant sorti d'affaire, c'est tout ce qui compte pour lui. "Le pognon", il s'en fout, a-t-il déclaré ; et c'est vrai. Il a tout réussi, tout connu, les vraies réussites, les traversées du désert. Dans son théâtre de la Porte Saint-Martin à Paris, la pièce La Cage aux Folles est un véritable triomphe. Commandeur des Arts et des Lettres et officier de la Légion d'honneur, il a aussi mené de nombreuses actions et des batailles comme la création du syndicat national des producteurs de spectacle et aussi la mise en place d'une TVA réduite pour les spectacles. A 70 ans, Jean-Claude Camus, qui a vendu sa société de production à Warner Music France tout en continuant à en présider le conseil de surveillance, pourrait bien décider de prendre un peu de repos... Mais pas tout de suite, car il doit aussi gérer d'autres artistes et amis proches, comme Michel Sardou entre autres...

 

Avant même l'entrée en scène de Johnny Hallyday, une partie du Stade de France est parcourue d'un frisson. Jean-Claude Camus vient de faire son apparition, traversant mutiquement la tribune officielle pour descendre au niveau de la pelouse (recouverte, évidemment) et des coulisses. Rumeur respectueuse autour de cette silhouette monolithique mais discrète. Autoritaire mais charismatique. Droite comme un i quoique la tête enfoncée dans les épaules comme sous le poids des maux de tête qu'a pu lui causer l'organisation de ce monumental Tour 66, dont il faut désormais scrupuleusement surveiller l'exécution.

Telle une ombre silencieuse, il veille sur les performances de Johnny depuis 33 ans, et se glisse ce soir encore dans le sillage de son protégé qui affichera le 15 juin 66 printemps (troublante coïncidence arithmétique...). Cette tournée d'adieu de l'idole des jeunes, c'est un peu aussi une tournée d'adieu pour lui. Même si, pour lui comme pour Johnny, il y a fort à parier que... ça ne finira jamais vraiment. Ce jeune retraité (depuis janvier 2008 et la cession de Jean-Claude Camus Productions à la Warner - il est président du conseil de surveillance et a délégué les fonctions exécutives à son fidèle Dinh Thien Ngo qui prendra sa succession) de 70 ans cultive certes le retrait, mais ne quitte pas le feu de l'action.

C'est vraisemblablement pour des soirées comme celle-ci que des hommes comme lui suent sang et eau et tentent la naissance prématurée des cheveux blancs. Des moments dont ils ne profitent qu'une fois qu'ils sont révolus, appartiennent à l'histoire des arts du spectacle, constatant laconiquement à l'entrée de la loge de Johnny le dimanche soir : "ça, c'est fait".

Fans et curieux, nous serions nombreux à envier sa place. Son "point de vue". Accompagner dans les coulisses l'une des plus grandes icônes de la musique nationale, la servir et en cueillir les fruits, passer derrière le rideau, lorsque le personnage laisse place à l'homme, à l'amitié, à la famille, aux moments sans fard. Mais c'est un luxe qui se paye en énergie ; Jean-Claude Camus ne se trouve pas dans les rouages : il est lui-même le rouage essentiel - caché mais indispensable et inamovible. Retour en images, en forme d'hommage, sur son week-end sur la route du Tour 66.

L'autodidacte eurélien, après plus d'un demi-siècle à monter des spectacles, était encore une fois au four et au moulin lors des trois soirées de Jojo face à 80 000 spectateurs au Stade de France. La sécurité de l'artiste sur et hors du plateau, les éléments techniques, la mise en place et les ajustements, puis les heures cruciales, les coulisses, les invités de la tribune présidentielle, etc.

En répétitions, déjà, on le voyait, mains studieusement dans les poches et intensément rassemblé dans son blouson en cuir, veiller au grain, multiplier les discussions avec le metteur en scène Bernard Schmitt, consulter son complice Dinh Thien Ngo ou affiner les conditions de la captation du samedi soir avec Gérard Pullicino et Nikos Aliagas. Prendre la mesure de l'arène. Pas de bavardages inutiles, tout au plus des moments de détente partagés ou vécus par procuration en observant son chanteur favori, ou des rigolades de bon aloi, comme lorsque Sylvie Vartan, venue avec Tony Scotti saluer Johnny (et répéter leur duo), le paparazze.

Ensuite, il y a l'avant-concert : costard et pic de stress. Derrière le trac de l'homme des spotlights, le trac de l'homme de l'ombre qui attend de savoir si le job a été bien fait. Regard acéré et concentré pendant qu'il accompagne Johnny, à côté de lui pour les dernières paroles en traversant les coulisses, un pas et demi maximum après lui en entrant dans le Stade. Il déclarera, le samedi soir, au moment où Johnny fait son signe de croix avant d'entrer en scène : "Je ne l'ai jamais vu aussi stressé" ! Et Dieu sait que des entrées en scène, il en a vécues avec le Taulier, des bonnes et des... moins bonnes suivant les jours.

Vient l'après-concert : ce moment où le plus dur est passé, où l'excitation professionnelle laisse un peu plus de place à la pulsion affective, à la passion, et laisse apparaître un pan du bon vivant. Couvant des yeux le Johnny fatigué qui quitte la scène après 2h30 d'un show tonitruant (3 heures, le dimanche...) et parcourt les coulisses en peignoir, Jean-Claude Camus savoure, pas si impénétrable que cela (les mains engoncées dans les poches mais le regard ému), la tendresse des retrouvailles de Johnny avec sa femme Laeticia, les baisers échangés avec ses fillettes, les bons mots avec son fils David...

Et puis il y a la représentation, la reconnaissance des élites. Dans la tribune présidentielle ou en coulisses, Jean-Claude Camus ne manque pas de saluer qui que ce soit : la classe politique (Rachida Dati, Brice Hortefeux, Xavier Bertrand, Michèle Alliot-Marie, Bernadette Chirac), les nombreuses stars (Nathalie Baye, Michel Drucker, Jean-Paul Belmondo et Alain Delon, par exemple)...

Voilà. C'était un soir dans la vie du septuagénaire Jean-Claude Camus - est-il utile de préciser, au passage, qu'il ne s'occupe pas que de Johnny Hallyday ? La comédie musicale Cléopâtre, c'est lui, Christophe Maé également. Et tant d'autres, bien entendu...

Il semblerait que nous n'ayons omis qu'une chose importante : ne vous fiez pas uniquement au masque. On l'a vu faire le pître. Avec des baguettes dans le nez, même. A quel moment ? Lorsque Joalukas (5 ans), son petit-fils né de l'union de sa fille Isabelle Camus avec Yannick Noah, a révélé l'homme Jean-Claude Camus sous... le sacré personnage Jean-Claude Camus.

Guillaume Joffroy

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Alain Delon me semble un peu suspicieux sur la nouvelle compagne de Belmondo

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cette discussion je la supprime !...

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c une grosse machine
l'entreprise johnny
une grosse machine qui brasse
plus de fric que vous ne pouvez imaginer

et c ce petit pépé bien laid
avec son petit bedon
ses petites cuisses de grenouilles
dans son habit ringard
qui porte tout sur ses freles épaules

a lui tout seul
aussi mauvais qu'il soit devenu
en tant que chanteur
il fait travailler des centaines de gens
c grace à johnny si JCC est richissime
bien plus riche que Johnny

johnny est déjà une légende

une légende ça ne vieillit pas pépère
dans ses charentaises
aujourd'hui
ça doit mourir sur scène en plein show
ou longuement en une longue maladie doulooureuse
sur laquelle les médias gagneront encore de l'argent
jusko bout
jusko dernière souffle de la légende

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