L'un des temples de la couture française vient de fermer ses portes. La dernière boutique Jean-Louis Scherrer, située au 51, avenue Montaigne, à Paris, a été fermée fin décembre par Alain Dumenil, repreneur de la griffe depuis 2002, dont il a cessé la collection en 2007, faute de styliste attitré.
Ouverte en 1971, la boutique d'environ 350 m2 (qui en faisait 2000 à l'ouverture) pourrait être remplacée par l'enseigne Versace, nous apprend l'AFP.
Le créateur de 73 ans, décoré par la Légion d'Honneur l'an dernier, n'a pas tardé à réagir et s'est dit "choqué" par cette fermeture. "Cela m'attriste tellement. Cela me fait comme un choc. Je ne comprends pas comment un hommes d'affaires qui avait l'air d'être bien, fait en sorte que rien ne marche et ferme", a-t-il déclaré en faisant allusion à Alain Dumenil.
"L'avenue Montaigne, c'est la plus ancienne des boutiques, là où nous avons commencé...après le faubourg Saint-Honoré où on avait débuté dans une cave de marchands de vins", a-t-il poursuivi. "L'époque a changé, je ne dis pas le contraire, mais il y a des maisons de couture qui survivent et le nom de Scherrer était quand même un excellent nom."
L'un des anciens responsables du comité d'entreprise n'avait pas caché les problèmes de la marque. "On avait des dettes, mais une bonne trésorerie, on avait commencé à redresser mais la volonté de l'actionnaire était de tout arrêter", a-t-il dit.
Connue dans le monde entier, la griffe Jean-Louis Scherrer avait explosé en Asie, particulièrement au Japon, où les femmes s'arrachaient les fameuse pièces chic et les robes cocktails qui ont fait sa renommée. Une réputation acquise au fil des années, grâce à des ambassadrices fameuses comme Carla Bruni , Claudia Schiffer et Angie Everhart .
SB
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