Le second film pour lequel s'est engagé Trintignant est celui d'un jeune réalisateur argentin : "Il m'a proposé un très joli sujet évoquant un épisode peu connu de l'histoire d'Argentine. Dans les années 70, un pouvoir fasciste s'est installé là-bas et pour former des brigades, il a fait appel à des instructeurs français, des anciens de l'OAS. Je jouerai l'un d'eux, un vieux monsieur resté en Argentine où il vit seul, pauvre, bénéficiant de compassion alors qu'il est resté très dangereux", raconte l'acteur français.
La dernière apparition cinématographique de Trintignant, c'était dans Janis et John auprès de sa fille disparue Marie, derrière la caméra de son gendre à l'époque, Samuel Benchetrit. Mais son dernier grand rôle était dans Ceux qui m'aiment prendront le train de Patrice Chéreau en 1997.
Depuis, l'acteur avait consacré son temps au théâtre, dans les pièces de Benchetrit mais aussi seul en scène à proposer des lectures de poèmes d'Apollinaire ou celle du journal de Jules Renard.
Dans son nouveau spectacle, actuellement en tournée, Jean-Louis Trintignant monte une nouvelle fois seul sur scène pour lire Boris Vian - il avait d'ailleurs participé à l'album hommage à Boris Vian sorti cet été -, Jacques Prévert et Robert Desnos. Trois auteurs qu'il apprécie pour "leur humour et leur goût d'une grande liberté qui bouscule l'ordre établi." Ce spectacle créé au théâtre de Lattes à Montpellier s'articule autour de "L'amour et la mort", dit-il... "mais ce n'est pas tellement sombre car ces trois auteurs savent parler de choses graves avec beaucoup de légèreté."
Trintignant, Huppert, Haneke... un trio d'enfer pour un film que l'on attend déjà !
A.D.
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