A 60 ans et toujours irrévocablement pionnier, Jean-Michel Jarre donnait en début de mois le coup d'envoi de sa... toute première tournée mondiale, baptisée In>Doors, qui étendra son spectre à travers les cinq continents d'ici à fin 2010.
Artisan cosmique des spectacles les plus transcendants mis en scène dans les lieux du monde les plus grandioses, le pape de la musique électronique a fait un voeu pieux concernant ce world tour : "Je veux que les spectateurs 'voient' ma musique. Je n'ai pas d'histoire à raconter avec des mots, mais simplement ce voeu que les gens s'immergent totalement dans une expérience sensorielle, laissant leur propre imagination les conduire là où elle voudra..."
D'où, quelques mois après la fin d'Oxygene 2008, un spectacle révolutionnaire, reprenant les morceaux les plus puissants dans la discographie de JMJ, réarrangés pour l'occasion (et le format) et mis en scène dans une furie audiovisuelle et technique conçue spécialement pour les salles et les stades qui doivent accueillir ce show étrenné le 4 mai dernier en Hongrie.
Au-delà de cette dimension artistique quasi messianique, ce tour de force (en même temps que tour du monde) revêt un caractère particulier : il y a deux mois, Jean-Michel Jarre avait la douleur de perdre son père, Maurice Jarre...
Et si, depuis, il s'était produit à nouveau, l'émotion fut très vive encore, vendredi soir à Wembley (le mythique stade de Londres), lorsqu'il donna Fin de siècle, un morceau qu'il dédia à Maurice Jarre. Une nouvelle performance impressionnante, qui a subjugué le public britannique pendant près de deux heures. Les fns français n'ont plus qu'à patienter jusqu'au début de l'année prochaine pour pousser les portes d'In>Doors.
G.J.
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