La présence de son illustre père non loin de lui ne suffit pas à Joakim Noah pour apaiser son tempérament tempétueux. Si Yannick Noah, dans ses activités de coaching sportif, a pu faire office de gourou ès zénitude pour athlètes à nerfs à vif, son brillant et géant rejeton, pivot chez les Bulls de Chicago et auteur d'un début de saison à la hauteur (quatrième rebondeur avec 11,8 rebonds par match de moyenne, seizième blockeur - 1,56 - et plus de dix points de moyenne par match), n'a pour le moment pas trouvé la formule de la sérénité. Preuve en a été donnée la semaine dernière.
Après un accrochage avec un des dieux vivants de la NBA, LeBron James, vedette des Cavaliers de Cleveland, vendredi soir (défaite des Bulls, 87-101), Joakim Noah a perdu ses moyens et laissé parler sa fougue le lendemain, samedi soir, lors de la lourde défaite de son équipe, qui s'enfonce dans la conférence est (11 défaites en 18 rencontres), face à Toronto (78-110). Coupable d'un lancer de ballon violent en direction des tribunes, qui a atteint un photographe, il a été condamné à verser 15 000 dollars d'amende.
Après avoir écopé de deux fautes techniques pour contestations auprès du corps arbitral, Noah avait dû quitter le parquet au cours du troisième quart-temps, au grand dam de son entraîneur, Vinny Del Negro : "Il doit savoir contrôler ses émotions. On en a déjà parlé, il doit comprendre qu'il est important pour nous qu'il reste sur le parquet".
Depuis New York, Yannick Noah, qui s'est installé à Central Park pour profiter pleinement de sa vie de famille, a commencé à préparer son retour sur scène en France, en 2010. Un petit stage du côté des Bulls, avant, histoire de voir si la musique adoucit les moeurs ?
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