S'il y a finalement peu d'originalité dans la décision prise par l'Assemblée nationale de renoncer au système d'amende comme sanction des téléchargements illégaux, pour privilégier l'option de la suspension d'abonnement Internet (jusqu'à un an) au-delà de deux avertissements, d'autres débats ont accouché d'éléments plus insolites...
C'est ainsi que Johnny Hallyday, qui ne s'est jamais exprimé sur la question (contrairement à de nombreux confrères) s'est d'ailleurs retrouvé au beau milieu du champ de tir ! Lors des débats qui se sont tenus la nuit dernière autour de l'examen du projet Hadopi (Haute autorité de protection des droits sur Internet), le rockeur a été à plusieurs reprises taxé (par contumace, évidemment) d'être un "fraudeur" et un symbole de "l'évasion fiscale". D'où la création et le vote d'un... "amendement Johnny", le numéro 211, qui établit qu'aucune sanction ne pourra être infligée à des internautes qui auront téléchargé illégalement des oeuvres dont tous les ayants droit résident dans un paradis fiscal.
L'auteur de l'article, Jean-Luc Warsmann, enfonce le clou en explicitant : "Si vous avez une oeuvre où tous les ayants droit ont choisi de quitter le pays où l'on paye des impôts pour aller vers des paradis fiscaux, il n'est pas légitime de dépenser de l'argent public [6,7 millions d'euros pour 2009] à mettre en place un dispositif pour protéger leurs droits." Et toc !
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