On connaît et on se réjouit régulièrement des facéties de la malicieuse Julie Depardieu. Rôle de composition bien étudié, ou spontanéité indomptable ?
Si, côté jardin, elle régale le grand public, côté cour — ou plutôt côté basse-cour —, la comédienne qui fêtera dans cinq jours ses 35 ans cultive sa différence. Et la tragique disparition de ses plus fidèles compagnes, ses quatre poules, n'a pas manqué de l'affecter.
Sa grande passion pour l'art lyrique et l'opéra, qui s'exprime avec brio et succès dans la mise en scène des Contes d'Hoffmann d'Offenbach, l'accompagnait quotidiennement au son des caquetages : elle avait baptisé ses amies les gallinacées du nom de célèbres cantatrices, à savoir Cécilia (Bartoli), Teresa (Berganza), Mireille (Delunsch), et Natalie (Dessay).
"Elles étaient comme des chiens, hypersympas", confie-t-elle avec cette sincérité qui n'appartient qu'à elle dans Madame Figaro à paraître demain. "Il y en a trois qui ont eu une maladie, et le renard a mangé la dernière, la pauvre", se dépite-t-elle.
En revanche, ce vide affectif ne sera certainement pas comblé par un homme ou un enfant : déjà qu'elle ne voulait pas de coq pour ses poules, "ces odieux esclavagistes, pas de mâle", pas question non plus d'avoir des enfants, "ah non, je laisse ça aux autres, j'aurais peur de faire revivre mon enfance à quelqu'un", lâche-t-elle. Dont acte !
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