Près de cinquante ans après son grand chapitre "septième art", Juliette Gréco s'apprête à y écrire une nouvelle page : à 82 ans, la chanteuse, qui signe cette année un retour dans les bacs avec Je me souviens de tout (un album élaboré avec la complicité d'Olivia Ruiz et Abd al Malik), sera en effet à l'affiche du prochain film de Lionel Delplanque.
Le réalisateur de Promenons-nous dans les bois (Clotilde Courau, Clément Sibony, François Berléand) et du remarqué Président (Albert Dupontel) l'a sollicitée pour son troisième long métrage, dans lequel elle campera la patiente d'un médecin joué par Lambert Wilson, lequel nous a bien fait rire dernièrement, indique ce matin Le Parisien.
"C'est lui qui est venu me chercher, s'enthousiasme la Gréco. J'ai aimé le personnage qu'il m'a proposé, celui d'une femme de mon âge, excessivement vivante. Ce sera un rôle assez court, mais intense."
Durant les années 1950, Juliette Gréco avait beaucoup tourné : outre Quand tu liras cette lettre de Melville, sur le tournage duquel elle rencontra Philippe Lemaire (qui devint son époux jusqu'en 1956 et lui fit une fille, Laurence-Marie), Hollywood lui fit les yeux doux, notamment à la faveur de sa liaison avec le producteur Darryl Zanuck, rencontré sur le plateau de Le Soleil se lève aussi (1957) : ainsi la verra-t-on dans certaines de ses productions de cette période, telles que Les Racines du ciel ou Drame dans un miroir, où elle donne la réplique à Orson Welles.
Après son rôle culte dans le feuilleton télévisé Belphégor ou le fantôme du Louvre, Juliette Gréco avait fait sa dernière apparition en date à l'écran en... 1975, dans Lily Aime-Moi.
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