Révélé en tant que comédien de premier plan par Les Choristes, Kad Merad, pourtant n'y chantait pas. La semaine prochaine, dès le 24 septembre il y a remédié, acceptant de tourner sous la direction de Christophe Barratier dans la comédie musicale Faubourg 36, dont il assure actuellement la promo.
Bouleversant dans Je vais bien ne t'en fais pas de Philippe Lioret, Kad Merad, avec son air coutumier de gentil dégingandé, s'adapte depuis au succès et à la suractivité — car cela ne s'est pas calmé depuis l'effet Ch'tis. A ce propos, le mythe du biloute universel est en fait une réalité : "les gens sont assez familiers, m'appellent 'biloute', même les tout-petits", constate-t-il.
Il joue le jeu. "Il faut profiter d'être dans le peloton de tête, parce qu'on peut être lâché à tout moment, confie-t-il au magazine VSD à paraître demain… Combien d'acteurs ont vécu ça ? Rien n'est acquis. Vous savez, moi aussi je peux me comporter de la sorte. C'est un business, on n'est pas chez les Teletubbies."
Alors, son peu de temps libre, il l'emploie à bon escient : "Je vais à la campagne, je regarde mes moutons. Je vous jure, on me les a offerts." On se bornera à supposer qu'il ne s'attarde pas trop à les compter, et s'empresse de profiter de sa famille, son épouse Emmanuelle et leur fils Khalil : "J'ai besoin de cette réalité. Faire la cuisine, descendre les poubelles. J'adore descendre les poubelles !, s'exclame-t-il sans blaguer. J'essaie de rendre ce métier le plus normal possible, alors qu'il est exceptionnel. Pour le vivre bien et longtemps."
Bref, un adepte des plaisirs simples, ce qui ne nous surprend pas vraiment, et qui a besoin de reprendre parfois sa respiration. Ou de déguster un bon cigare ? "Olivier [Baroux, son compère de Kad et O, NDLR] et moi possédons 2 hectares de tabac dans le Béarn, où l'on fabrique des cigares, glisse-t-il soudain. J'adore le principe de faire quelque chose qui vient de la terre. J'aimerais bien posséder un petit vignoble. Je pense à des petites vignes du côté de Nîmes, où habitent désormais mes parents. Ce n'est pas un manque, juste un désir." Une famille, une terre, un terroir. Des désirs élémentaires qui valent toutes les ambitions du monde.
G.J.
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