En juin 2003, Karl Zéro avait lu — dans son émission Le Vrai Journal sur Canal + — une lettre de Patrice Alègre, un tueur en série français arrêté en 1997, qui incriminait Dominique Baudis, alors président du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) et ancien maire de Toulouse, dans une affaire de viols, tortures et meurtres de prostituées.
Bien que son nom n'ait jamais été cité à l'antenne — l'animateur l'ayant nommé comme « monsieur bidule » ou « truc » —, l'homme politique avait très mal pris cette accusation, depuis démentie par la justice, et avait décidé de traîner l'animateur-producteur devant les tribunaux.
Après deux non-lieux dans ce dossier, Zéro est donc de nouveau mis en cause.
Au-delà de la diffamation, Karl Zéro fait l'objet d'une plainte émanant de Dominique Baudis pour « sortie illicite de correspondance », « violation du secret de l'instruction » et « violation du secret professionnel ».
Durant l'instruction, Patrice Alègre avait en effet affirmé que la lettre remise à Karl Zéro avait fait l'objet d'une transaction financière. L'animateur lui aurait versé 15 000 € en échange de sa confession. Une information que Karl Zéro conteste formellement. Contestation validée par Michel Malausséna (auteur des Animatueurs), directeur financier de sa société au moment des faits, qui a déclaré au Point.fr n'avoir jamais sorti de somme d'argent pour Patrice Alègre en échange de cette correspondance, et que Karl Zéro ne le lui a jamais demandé.
La justice devra donc faire la lumière sur cette affaire à rebondissements, qui avait conduit Canal + à se séparer de Karl Zéro en 2006...
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