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L.A. Clippers : Racisme et détournement d'argent, la NBA et Jordan en colère

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Alors que se déroule le premier tour des playoffs, la NBA est secouée par une violente affaire de racisme. En cause, Donald Sterling, propriétaire des Clippers de Los Angeles, équipe classée troisième de la saison régulière de la conférence Ouest et engagée dans une âpre bataille face aux Warriors de Golden States. Dans un enregistrement audio diffusé par TMZ, l'homme dit tout le mal qu'il pense des Afro-Américains...

Depuis samedi 26 avril, date à laquelle le site TMZ a diffusé un extrait audio de Donald Sterling tenant des propos abjects envers les Afro-américains, qu'il appelle "les noirs", la NBA est en ébullition. Les joueurs réclament son départ de la franchise, tout comme les analystes et anciennes légendes des parquets. Même Barack Obama y est allé de son commentaire et de sa petite pique à l'endroit du propriétaire indélicat.

Une centaine d'heures de conversation

Depuis, l'histoire ne cesse de prendre de l'ampleur. De nouveaux extraits ont été diffusés, où l'homme se livre à des confessions toujours plus dingues dans la violence intellectuelle, toujours plus racistes et incompréhensibles de la part d'un homme qui possède une franchise d'un sport où les joueurs sont pour la plupart d'origine afro-américaine. Ces entretiens, accablants pour Donald Sterling, viennent d'une jeune femme qui fut un temps sa compagne, une certaine V. Stiviano. Et ce sont des centaines d'heures de conversation qu'elle aurait en sa possession, et que le propriétaire des Clips tente de récupérer.

Et visiblement, ce dernier savait qu'il était enregistré selon des propos tenus à TMZ par des proches de la jeune femme. Elle servait en effet de véritable archiviste pour Donald Sterling, et lui passait régulièrement ses enregistrements pour pouvoir se souvenir de ce dont il avait parlé. Le 9 avril dernier, jour où les premiers propos racistes publiés par TMZ ont été rendus publics, Donald Sterling avait demandé à V. Stiviano de signer un accord de confidentialité, ce qu'elle avait refusé. Le jour même, ils se disputaient à propos d'une photo d'elle avec Magic Johnson publiée sur son compte Instagram, ainsi qu'une autre avec le joueur de l'équipe de base-ball des Dodgers, Matt Kemp (photos depuis disparues, mais visibles sur TMZ). Des photos inacceptables selon lui, les deux personnes présentes sur les clichés étant noires...

"Je leur donne de quoi manger"

Mais si, dans un communiqué publié ce week-end, lui se défendait d'être raciste, de nouveaux enregistrements semblent indiquer qu'il n'en est pas à son coup d'essai. On y apprend notamment comment l'homme peut détester à ce point les Afro-Américains tout en les payant pour jouer dans son équipe... "Sais-tu que tu as une équipe de noirs, qui jouent pour toi ?", demande la jeune femme, elle-même métissée mexicain et afro-américain. "Est-ce que je sais, répond Donald Sterling. Je les soutiens financièrement et je leur donne de quoi manger, et des vêtements, et des voitures, et des maisons. Qui le leur donne ? Est-ce que quelqu'un d'autre leur donne ?"

"Les noirs traités comme des chiens"

Dans la suite de la conversation, Donald Sterling s'emballe. Il explique qu'il appartient à une culture qu'il ne peut changer, avant d'expliquer que le monde fonctionne ainsi, prenant en exemple Israël où les "les noirs sont traités comme des chiens", qu'il existe les juifs blancs et les juifs noirs, et qu'il est normal "à 100%, à 150%", que ces derniers soient moins bien traités que les blancs. Et pas question de changer sa vision des choses : "Ce n'est pas une question. Nous n'évaluons pas ce qui est juste ou mal. Nous vivons dans une société. Nous vivons dans une culture. Et nous devons vivre à l'intérieur de cette culture."

Une culture qui le pousse à demander à V. Stiviano "de ne pas emmener des gens noirs à ses matches". Enfin, la jeune femme ose la comparaison entre le racisme et l'Holocauste, expliquant que la discrimination envers les juifs à l'époque est la même que celle envers les noirs aujourd'hui. La réponse de Donald Sterling, lui-même juif, se passe de commentaires : "Tu es une malade mentale, tu es vraiment une malade. L'Holocauste, tu compares ça avec... (...) Il n'y a pas de racisme ici. Si tu ne veux pas... aller... à un match de basket avec une certaine... personne, est-ce du racisme ?"

Réactions unanimes

Bien évidemment, les réactions depuis samedi se multiplient. Certaines stars de la ligue à l'image de LeBron James ou Kobe Bryant se sont déjà exprimées. Plus récemment, c'est LE joueur de l'histoire de ce sport qui a donné son avis. Michael Jordan, aujourd'hui propriétaire de la franchise des Bobcats, ne s'est pas montré tendre envers Donald Sterling : "En tant que propriétaire, je suis évidemment dégoûté qu'un homologue puisse avoir des idées aussi répugnantes et offensantes. (...) En tant qu'ancien joueur, je suis complètement outré. Il n'y a pas de place pour le racisme en NBA et cette haine exprimée par M. Sterling. Je suis sidéré qu'une telle ignorance puisse encore exister dans notre pays et au plus haut niveau de notre sport. Dans une ligue où la majorité des joueurs sont afro-américains, on ne peut tolérer aucune discrimination."

Les joueurs des Clippers, qui affrontaient ce dimanche soir les Warriors de Golden States, ont protesté à leur manière, délaissant leur maillot d'échauffement frappé du logo des Clippers, le jetant au milieu du terrain, pour s'échauffer avec un ensemble rouge sans signe de la franchise. Ils portaient également des chaussettes et des brassards noirs, une initiative suivie par les joueurs de Portland et de Houston en signe de solidarité.

Y.M.C.A. interdit

Réaction plus inattendue, celle de Victor Willis, plus connu pour son rôle de policier dans le groupe Village People. Il a en effet interdit à Donald Sterling d'utiliser la chanson Y.M.C.A dont il détient les droits dans sa salle du Staple Center de Los Angeles... Enfin, il se murmure que Magic Johnson serait sur les rangs pour racheter la franchise, lui qui détient déjà celle des Dodgers de Los Angeles. Une franchise estimée à plus d'un milliard de dollars. Une paille pour le consortium dont fait partie l'ancien Lakers, qui pèse plus de 200 milliards de dollars.

Divorce et argent détourné

Et madame Sterling, dans tout ça ? La future ex-épouse, Shelly Sterling, qui vient de demander le divorce après plusieurs années de séparation, a fait hier le voyage avec son équipe, et a dénoncé les propos de son époux : "Notre famille est dévastée par les remarques racistes faites par mon mari dont je suis séparée. Nous ne laisserons pas l'esprit mesquin d'un seul homme empoisonner l'esprit des fans et la réussite de l'équipe de la ville que nous aimons."

Par ailleurs, Shelly Sterling a porté plainte il y a déjà plusieurs mois contre V. Stiviano, estimant qu'elle avait détourné 1,8 million de dollars de la fortune de Donald Sterling, qui appartient également à Shelly tant que le divorce n'est pas prononcé. Une V. Stiviano dont les motivations restent encore obscures, d'autant plus que TMZ révèle que toutes ses photos Instagram étaient constamment accompagnées des tags "#RandomHouse" et "#Simon&Schuster", deux maisons d'édition. La jeune femme serait en effet en train d'écrire un livre, "sur la vie", assurant qu'il ne sera pas sur Donald Sterling, qui avait témoigné en sa faveur lors d'une audience au cours de laquelle elle cherchait à adopter deux enfants placés en famille d'accueil.

Affaire(s) à suivre...

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