Denis Podalydès, sociétaire de la Comédie-Française depuis près de dix ans, s'enivre de travail, au théâtre en tant qu'acteur dans L'Avare et La Grande Magie, mais aussi en tant que metteur en scène dans Le Cas Jekyll. A l'aube de la nouvelle année, l'artiste se livre pour le magazine Madame Figaro, en ayant sélectionné des mots... qui forment une encyclopédie des plaisirs. Extraits.
Grand amoureux de la vie, Denis possède une énergie fascinante qui lui permet de ne jamais mettre de côté le théâtre, alors qu'il est si présent au cinéma. Cette année, il a participé avec talent à des longs métrages aussi passionnants que différents : La Journée de la jupe face à Isabelle Adjani, Bancs publics, le film au casting réjouissant, la surprise du box office Neuilly sa mère, Rien de personnel avec Jean-Pierre Darroussin et Mélanie Doutey, mais aussi Une affaire d'Etat avec André Dussollier. Ce n'est pas tout, l'acteur a également prêté sa voix à deux dessins animés : Mary & Max et Kerity la maison des contes. Cette pluralité des choix s'explique facilement pour Denis : "Je suis un schizophrène ! Je ne sais pas vivre dans l'univoque. Je veux toujours tout et son contraire." Comment tenir le coup avec un tel agenda ? En toute simplicité, il répond : "Mettre en scène me repose de jouer, jouer me repose de la mise en scène."
Si les mots coulent de source pour cet artiste, tout n'est pas évident : "Même dans la vie, j'ai beaucoup de mal quand il faut prendre des décisions." Parfois, il est même dans l'attente pour les rôles. Néanmoins, elle révèle plus une ouverture d'esprit qu'une passivité : "Moi, je n'ai jamais rien réclamé. Un peu par timidité, et aussi parce que je crois qu'il faut garder la porte ouverte."
Lire un entretien de l'un des frères Podalydès - son frère Bruno est réalisateur - nous entraîne dans l'univers d'un dévoreur de mots malicieux, érudit mais jamais pédant. Un réel plaisir qui nous fait voguer d'idées en idées. L'outrage et le sacrilège : "Il ne faut pas [en] avoir peur. [...] Il ne faut pas hésiter à bousculer les formes." Enfin la séduction pour les acteurs : "Comment plaire et comment séduire ? Ce n'est pas n'est pas une question indigne. Pourtant, on en a honte."
S'il se présente comme "quelqu'un du passé plutôt que comme quelqu'un du présent" pour qui la mémoire est plus importante, une chose est sûre, Denis Podalydès est une grande personnalité qui va continuer de briller dans le futur.
Denis Podalydès joue dans L'Avare jusqu'au 21 février et La Grande Magie jusqu'au 17 janvier à la Comédie-Française. Il co-dirige la pièce Le Cas Jekyll où il a le premier rôle, oeuvre présentée du 7 au 23 janvier au Théâtre national de Chaillot à Paris.
Entretien et photos à retrouver dans leur intégralité samedi 2 janvier 2010 dans Madame Figaro et en cliquant ici.
Propos reproduits avec l'aimable autorisation de Madame Figaro, reproduction interdite.
Grand amoureux de la vie, Denis possède une énergie fascinante qui lui permet de ne jamais mettre de côté le théâtre, alors qu'il est si présent au cinéma. Cette année, il a participé avec talent à des longs métrages aussi passionnants que différents : La Journée de la jupe face à Isabelle Adjani, Bancs publics, le film au casting réjouissant, la surprise du box office Neuilly sa mère, Rien de personnel avec Jean-Pierre Darroussin et Mélanie Doutey, mais aussi Une affaire d'Etat avec André Dussollier. Ce n'est pas tout, l'acteur a également prêté sa voix à deux dessins animés : Mary & Max et Kerity la maison des contes. Cette pluralité des choix s'explique facilement pour Denis : "Je suis un schizophrène ! Je ne sais pas vivre dans l'univoque. Je veux toujours tout et son contraire." Comment tenir le coup avec un tel agenda ? En toute simplicité, il répond : "Mettre en scène me repose de jouer, jouer me repose de la mise en scène."
Si les mots coulent de source pour cet artiste, tout n'est pas évident : "Même dans la vie, j'ai beaucoup de mal quand il faut prendre des décisions." Parfois, il est même dans l'attente pour les rôles. Néanmoins, elle révèle plus une ouverture d'esprit qu'une passivité : "Moi, je n'ai jamais rien réclamé. Un peu par timidité, et aussi parce que je crois qu'il faut garder la porte ouverte."
Lire un entretien de l'un des frères Podalydès - son frère Bruno est réalisateur - nous entraîne dans l'univers d'un dévoreur de mots malicieux, érudit mais jamais pédant. Un réel plaisir qui nous fait voguer d'idées en idées. L'outrage et le sacrilège : "Il ne faut pas [en] avoir peur. [...] Il ne faut pas hésiter à bousculer les formes." Enfin la séduction pour les acteurs : "Comment plaire et comment séduire ? Ce n'est pas n'est pas une question indigne. Pourtant, on en a honte."
S'il se présente comme "quelqu'un du passé plutôt que comme quelqu'un du présent" pour qui la mémoire est plus importante, une chose est sûre, Denis Podalydès est une grande personnalité qui va continuer de briller dans le futur.
Denis Podalydès joue dans L'Avare jusqu'au 21 février et La Grande Magie jusqu'au 17 janvier à la Comédie-Française. Il co-dirige la pièce Le Cas Jekyll où il a le premier rôle, oeuvre présentée du 7 au 23 janvier au Théâtre national de Chaillot à Paris.
Entretien et photos à retrouver dans leur intégralité samedi 2 janvier 2010 dans Madame Figaro et en cliquant ici.
Propos reproduits avec l'aimable autorisation de Madame Figaro, reproduction interdite.
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