La complexe histoire de ce qui est encore appelé "l'affaire de l'enlèvement de la petite Elise" est en voie de se finir. La petite fille, âgée de 3 ans, fortement traumatisée par les enlèvements successifs dont elle a été l'objet va bientôt avoir la joie de pouvoir profiter de ses deux parents. En effet, Irina Belenkaya (la mère) et Jean-Michel André (le père) sont en passe de trouver un accord à l'amiable pour le bien de l'enfant. Une bonne chose pour Elise qui subit depuis maintenant deux ans les rapports conflictuels de ses parents et par la même occasion, les carences des lois internationales. Rappel des faits, grâce à nos confrères du Parisien.
Le 20 mars 2009, l'Alerte Enlèvement est mise en place : tous les médias diffusent la photo d'Elise André (nous avions nous-même appliqué la mise en place de ce processus) une fillette de 3 ans, qui vient d'être enlevée par deux hommes alors qu'elle faisait du vélo avec son père, dans les rues d'Arles (Bouches-du-rhône). Ce dernier a été roué de coups et a immédiatement soupçonné son ex-femme d'être à l'origine de cette histoire.
Les jours suivants, les médias nous apprennent que le cas de la petite Elise est beaucoup plu compliqué que ce qu'il n'y paraît. La mère, Irina Belenkaya vit en Russie alors que le père est encore dans le Sud de la France où toute la famille savouraient des moments paisibles lorsqu'il n'y avait pas encore de contentieux familiaux. L'absence d'accord entre la Russie et la France, amène les parents à se déchirer pour la garde de l'enfant car chacun des parents a raison... dans son pays respectif. Résultat : en novembre 2007, Irina a déjà enlevé sa fille une première fois pour la ramener en Russie ; en septembre 2008, c'est le père qui est parti pour récupérer Elise ; et enfin, en mars, la mère a récidivé. Trois enlèvements en trois ans de vie : cela fait beaucoup pour une enfant....
Le 12 avril, après trois semaines de cavale à travers l'Europe, Irina -qui était sous le coup d'un mandat d'Interpol- est arrêtée à la frontière hongroise avec l'enfant, alors qu'elle s'apprêtait à regagner l'Ukraine. Jean-Michel André a la joie de retrouver sa fille, pendant qu'Irina est incarcérée à Budapest (Hongrie) dans l'attente d'une éventuelle demande d'extradition par les autorités françaises.
Hier, le 27 mai, c'est chose faite, elle est remise entre les mains de la police française à l'aéroport de Budapest. Dans la matinée, elle est transférée au palais de justice d'Aix-en-Provence où elle a été mise en examen pour soustraction d'enfant par ascendant et complicité de violences volontaires. La jeune maman a néanmoins été laissée en liberté, sous contrôle judiciaire. Si elle a l'interdiction d'approcher la zone délimitée par la justice (Vaucluse, le Gard, Arles, Istres et Aix-en-Provence), elle peut toutefois retourner en Russie quand bon lui semble à condition de revenir dans l'hexagone à la moindre requête française.
Pour l'instant, Irina reste en France, le consulat russe va d'ailleurs mettre un appartement à sa disposition à Marseille pour qu'elle puisse revoir son enfant, ce qui pourrait se faire dès demain. Début mai, la mère de la fillette avait signé un accord de projet à l'amiable pour déterminer comment gérer la garde d'Elise. Ce dit-projet est actuellement en cours de discussion entre les parents et les avocats qui souhaitent surtout le bonheur d'Elise.
Cette affaire est donc sur le point de trouver une issue, favorable au bien-être de l'enfant. Elise, qui vit actuellement avec son père, pourra prochainement apprécier la présence de ses deux parents, qui ne veulent aussi que son bonheur. Souhaitons que ce happy end arrive le plus rapidement possible pour la famille.
AJC
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