La très modeste et très humble Nouvelle Star 2009 - Soan Faya, dit Soan -, n'a apparemment pas que la musique qui lui coule dans les veines.
Le jeune savoyard âgé de 28 ans, dont le premier album sortira courant octobre, va peu au cinéma mais s'y intéresse beaucoup, comme nous l'apprend le nouveau numéro du magazine spécialisé Première, dans lequel le chanteur se prête à la critique ciné autour de quatre films. Extraits.
"Je fonctionne bizarrement avec tout ce qui est art : quand je trouve un film qui me plaît, je peux le regarder cent vingt fois, le décortiquer. Je deviens obsessionnel. (...) J'aime à la fois les films très visuels comme les Tim Burton - "Sweeney Todd" est ma dernière grande claque lyrique - et ceux qui sont plus dans le propos : par exemple, "Ma 6-T va crack-er", de Jean-François Richet, était un film nécessaire. (...) "Au voleur" de Sarah Leonor (en salles le 30 septembre, ndlr) fait partie des deux catégories. Je l'ai déjà vu quatre fois, c'est mon coup de coeur de l'année ! (...) J'aime la gratuité de l'image. Et l'interprétation de Guillaume Depardieu est, comme d'habitude, hallucinante de vérité".
"Je connais quelques vieux rockers, et c'est l'une des raisons pour lesquelles j'ai détesté l'empire de la lose qu'est "Violent Days" de Lucile Chaufour (en salles le 16 septembre, ndlr). (...) On peut faire un film sur un aspect d'un mouvement, mais en faire un sur tout un mouvement est forcément réducteur et caricatural. Par exemple, les surfeurs ne sont pas comme dans "Point Break" de Kathryn Bigelow. Quant au noir et blanc, il est sans âme, lisse, juste décoloré".
"Les films "Parking" de Chung Mong-Hong et "A la carte" de Nacho Garcia Velilla (en salles le 9 septembre, ndlr) ne m'ont pas non plus convaincu. Le problème est qu'ils ne démarrent pas assez vite alors que j'ai vraiment besoin qu'un film m'absorbe dès le début, surtout en ce moment avec la fatigue".
Mouais, pas très passionnant tout ça... Il a cependant des goûts qui peuvent s'avérer intéressants. Pour preuve, ses films cultes : The Big Lebowski des frères Coen, The Doors d'Oliver Stone (auquel on préférera largement les cinq premières minutes d'Apocalypse Now. Là, Coppola avait vraiment compris l'essence du groupe de Jim Morrison), Las Vegas Parano de Terry Gilliam, Osmose de Raphaël Fejtö, et Le Péril Jeune de Cédric Klapisch.
Adam Ikx
Faire un lien vers cet article

Cliquez sur un smiley pour l'insérer.