Le scandale a éclaté récemment, en pleine saison (et donc en pleine diffusion) de l'émission : des candidats d'Intervilles, choqués d'avoir été traités comme de la "viande à boucherie" selon les termes employés par une participante, ont laissé parler leur colère dans les médias.
Face à cette dénonciation virulente des conditions désastreuses de tournage (puisque la coupe budgétaire de cette année a signé la fin du direct pour le programme, dont les épisodes ont donc été enregistrés en un même lieu et en un temps record), Yves Launoy, le producteur du divertissement populaire depuis vingt-cinq ans, passait piteusement aux aveux et stigmatisait les effets des réductions budgétaires et d'une préparation précipitée...
Aujourd'hui, Yves Launoy s'exprime dans les colonnes de France-Soir et tente de restaurer la confiance dans la perspective de la prochaine cuvée : "Nous allons travailler davantage sur l'accueil des concurrents et des villes", promet-il. Cela étant, la véhémence des candidats-plaignants, dont un avait sérieusement été amoché par une vachette et s'offusquait de l'absence totale d'égard de la production et de la chaîne, ne semble pas rééellement lui poser de cas de conscience, lorsqu'il déclare : "Ces candidats sont venus lors du premier enregistrement. Deux villes étaient présentes ce même jour. Il ne faisait pas très beau et ils ont essuyé les plâtres. Mais c'était une belle journée et tout le monde était content. C'est vrai que le premier jour, on tâtonne toujours. Les deux équipes en question sont aujourd'hui d'accord pour revenir. Que ce soit à la télé comme au cinéma, lorsqu'on enregistre, il y a toujours pas mal de réglages à faire, au niveau des caméras, des lumières... C'est un peu long. Mais si les villes étaient maltraitées, elles ne voudraient pas revenir. On protège bien les candidats. Ils sont comme des chanteurs, ce sont eux qui assurent le spectacle. Après, ils se font parfois un peu mal avec la vachette dans l'arène..." Mouais, les intéressés jugeront si on peut vraiment parler "d'amende honorable"...
Quoi qu'il en soit, Yves Launoy, par ailleurs satisfait du tandem formé par les commentateurs/porte-bannières Nelson Monfort et Philippe Candeloro, réfléchit déjà au cru 2010 : "Sur cette saison, nous faisons un peu plus de 13% de part de marché [50% sur les 5-14 ans, NDLR]. Pour France 3, ce score est super (...) L'année prochaine, si l'émission est reconduite, nous aurons des améliorations à apporter (...) Il y aura des petits changements artistiques. Nous reverrons peut-être nos pom-pom girls. Nous n'avons eu que douze jours pour enregistrer, nous devrions avoir trois semaines l'an prochain. Nous allons aussi travailler davantage sur l'accueil des concurrents et des villes." CQFD.
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