Ah ça, Bill Kaulitz, le leader du groupe Tokio Hotel, a trouvé la combine imparable pour ne pas risquer d'abîmer sa jolie voix aux délicats accents de Saxe. C'est que le jeune androgyne de 19 ans ne voudrait pas repasser sur le billard…
Alors il use et abuse d'une technique vieille comme le monde de la musique — ou, du moins, depuis qu'on appelle celui-ci "industrie musicale" : le playback.
Par solidarité, évidemment, ses copains musiciens en font autant, et font vibrer leurs instruments… en silence. Tout à l'économie — sauf le prix des billets, évidemment.
Auréolé de son sacre en tant que Révélation de l'année aux MTV Video Music Awards , le groupe a entrepris il y a peu une seconde tournée nord-américaine, qui témoigne de son succès outre-Atlantique. Mais ce service minimum sur scène pourrait bien agacer le public américain, qui s'y connaît bien en matière de playback et n'est pas dupe de la supercherie.
Il est très mal vu aux USA de chanter en play-back, mais surtout de ne pas... l'annoncer ! Mais que les musicos fassent semblant de jouer avec des instruments pas branchés... c'est carrément de la triche, voilà, c'est dit !
Peut-être cela vaut-il mieux ainsi… Mais peut-être aussi le public devrait-il… ovationner en playback.
Guillaume Joffroy
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