La sulfureuse Lady GaGa aurait-elle le don d'ubiquité ? C'est la question que nous nous posions il y a quelques jours, avant de nous rendre compte qu'elle avait des sosies dans Paris, avec la complicité de NRJ.
A défaut de pouvoir se démultiplier, l'indécente New-Yorkaise affiche en tout cas une santé de fer, qui lui a permis, après son concert à l'Olympia (un spectacle aussi jouissif d'un point de vue artistique que... limite quant à son contenu très - trop ?- sexuel), d'enchaîner avec une seconde performance !
Ce jeudi 9 juillet 2009, la hitmakeuse du moment, qui avait commencé sa première performance de la soirée avec 45 minutes de retard, n'a pas pu traîner plus que de rigueur en loge une fois son salut effectué (telle une étrange Marianne, enveloppée dans un drapeau tricolore) : elle était attendue à l'Alhambra après 23 heures pour un concert ultra privé Universal Music Mobile - un événement exceptionnel auquel des happy few Purepeoplenautes ont eu la chance d'assister en remportant l'une des dix places mises en jeu sur le site par notre partenaire NRJ, co-organisateur de l'opération.
Arrivée presque pile à l'heure du crime, horaire qui devait lui aller comme un discostick, l'interprète des hits Poker Face, Just Dance ou encore Paparazzi confessait sa fatigue, mais s'installait au piano - un piano à queue laqué blanc (si elle connaissait le nom français pour "grand piano", cela lui inspirerait probablement de nouvelles audaces verbales...), dont elle a joué bien assise sur ses fesses, contrairement à ses postures osées quelques dizaines de minutes auparavant.
Dans cette salle intimiste et chauffée à blanc par l'attente qui a succédé au showcase des excellents Naive New Beaters programmé plus tôt, la miss Candy Warhol du Fame Ball Tour était débarrassée des fastes scénographiques élaborés pour sa tournée. Ce qui lui a laissé toute latitude, avec quelques jeux de lumière, fumigènes et autres bulles de savon, pour dévoiler, après une intro reprenant le cultissime incipit de Cabaret (en français, of course), une saisissante version acoustique et épurée de sa musique, seule au piano, tantôt d'humeur de ballade, tantôt plus rageuse. Un excellent format, très valorisant pour sa voix... et qui n'anesthésiait pas pour autant son sens rituel de la provoc' (confirmé, quelques instants, par un majeur bien raide).
Finalement, le 9 juillet, Lady GaGa s'est bien dédoublée. Pas suffisant encore pour nous rassasier tout à fait : paraphrasant un des titres de l'album The Fame, on en demande Again again.
G.J.
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