Grosse colère de la part de la section France de l'Unicef, le Fonds des Nations-Unies pour l'enfance. Dans un communiqué daté du 16 septembre, l'organisation s'inquiète de deux possibles décisions du gouvernement français, qui souhaite d'une part supprimer l'institution indépendante du Défenseur des enfants, en charge de protéger les droits fondamentaux des enfants, et d'autre part réduire sa contribution annuelle volontaire à l'Unicef international de 25%. Un recul qui, s'il devait être entériné, constituerait une véritable catastrophe, selon les responsables de l'agence.
Comme le souligne l'organisation, en ces temps de crise, les enfants sont des victimes encore plus fragiles des injustices du monde et les deux projets de loi présentés au conseil des ministres sans discussion préalable ne s'inscrivent pas dans la politique de renforcement de la défense du droit des enfants qui devrait justement être menée.
Il reste à l'association à espérer que les décisions à venir du gouvernement ne soient pas synonymes "d'un désengagement" de l'Etat pour ce sujet majeur. L'Unicef France compte certainement sur le soutien de ses membres, de l'opinion et des personnalités pour faire entendre sa voix sur ce point. Ainsi, Laeticia Hallyday - investie dans de nombreuses causes - et Ayo, qui en sont les deux belles marraines, Mimie Mathy, ambassadrice depuis cette année, Corneille, qui apporte son aide pour la campagne contre le sida et enfin, Patrick Poivre D'Arvor, ambassadeur pour les pays francophones, tenteront sans doute d'influer, dans les jours à venir, sur les débats, tandis que l'Unicef France donera un point de presse pour faire connaître les conséquences de telles décisions, le 22 septembre.
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