Première nageuse française à être devenue championne du monde — c'était sur 200 m dos en 1998 et c'était également… une surprise —, Roxana Maracineanu portait lundi un regard sur la situation de Laure Manaudou, dans les colonnes de Var Matin.
La médaillée olympique de Sidney est on ne peut mieux placée pour évoquer le cas de l'athlète qui a décroché dans la douleur le bronze aux Championnats d'Europe sur… 200 m dos : Roxana Maracineanu sait ce que c'est que d'être entre deux eaux. Elle a longtemps chercher l'équilibre entre le sport de compétition et les études — une formule qui n'avait que des inconvénients. Après avoir arrêté la natation, elle a décroché son diplôme à l'ESCP-EAP (sup' de co' de Paris) et couvrait les derniers J.O. ainsi que les récents Championnats d'Europe pour France Télévisions.
Consciente que les performances de la natation française "sont dues à l'émulation d'un groupe autour de Laure Manoudou et Alain Bernard (Il y a une concurrence entre les Français que je n'ai pas connue, ajoute-t-elle. Je crois beaucoup à la proximité dans la performance)", elle dresse un bilan lucide du parcours de Manaudou : "Elle a été avance sur tout le monde. Elle a ouvert la voie au niveau mondial sur le 400 m. Elle avait tellement d'avance. Il n'y avait pas de spécialiste du 400 m. Il fallait un organisme pour faire cela. Depuis 4 ans, la natation a évolué. Et entretemps, elle a connu des déboires, un ras-le-bol de l'entraînement. La starification lui a joué des tours."
Interrogée sur la capacité de Manaudou de revenir au sommet, elle ne donne en revanche pas chère de la peau (de la combinaison) de la nageuse : "Ca va être dur. Elle est débordée de toutes parts, même au dos. Soit elle repart comme une jeune nageuse, soit elle arrête".
Bon, pour l'instant, Laure Manaudou peut encore jouer la carte de la "proximité" plutôt que celle de la reconversion : son petit ami Frédérick Bousquet, qui l'accompagne à La Réunion pour un stage jusqu'en janvier, a en effet renoncé à rentrer aux Etats-Unis où il travaille depuis deux ans, pour continuer à s'entraîner à Marseille. Auprès d'elle, donc.
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