Laure Manaudou et Frédérick Bousquet reconstituant l'histoire tragique de la famille Nakache devant la caméra de Jean Bodon, c'est... macach !
Si les débuts embryonnaires de Laure Manaudou sur grand écran, avec sa participation au film Le Coach encore à l'affiche, doivent connaître une suite, ce ne sera pas... dans la peau d'une déportée. Alors que le couple le plus médiatique de la natation avait été possiblement annoncé pour un film consacré à Alfred Nakach, le plus grand nageur français de tous les temps, déporté en 1944 à Auschwitz dont son épouse Paule et leur fille Annie ne reviendront pas, la famille du champion décédé en 1983 à l'âge de 68 ans s'est élevée contre le projet.
Par le biais d'une lettre adressée à la rédaction du journal L'Equipe, la famille d'Alfred Nakache, qui, lors de sa rétention, avait échappé aux SS en parvenant à atteindre un bassin artificiel qu'il traversa à la nage, s'est émue comme suit de ce projet que Jean Bodon, réalisateur vivant aux Etats-Unis, avait programmé pour septembre 2010 (et Bousquet s'y voyait déjà...), et des "rumeurs qui portent atteinte à [ses] chers disparus" : "Nous tenons à affirmer que nous n'avons jamais eu le moindre contact avec ces personnes (Manaudou et Bousquet) ou leur représentant et que si cela devait se produire, nous leur opposerions un refus catégorique et définitif", affirme ainsi Robert, l'un des fils du multi-recordman. Si un jour un film devait se faire, avec notre accord, nous veillerions à ce qu'il se réalise dans le respect, la moralité et la personnalité d'Alfred, de Paule et d'Annie."
Face à cette levée de boucliers légitime, Didier Poulmaire, l'avocat qui défend les intérêts de Laure Manaudou, a adopté une réserve de bon aloi : "Ce que j'entends me laisse à penser que c'est plus compliqué que ce qui m'a été présenté. L'histoire est émouvante, mais si, déjà, il y a des problèmes..."
Faire un lien vers cet article







Cliquez sur un smiley pour l'insérer.