Laure Manaudou : stop ou... encore ?!
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"Le stage à La Réunion ne s'est pas très bien passé". Au lendemain de l'annonce de la mise en sommeil de sa carrière, Laure Manaudou a accepté de répondre au quotidien L'Equipe. Et a notamment confié que son séjour dans l'Océan Indien, pourtant avec le groupe du CNM qu'elle louait peu avant, pourtant avec son petit ami Frédérick Bousquet, n'avait pas été fructueux.
Un son de cloche qui fait tache...
Il y a quelques semaines seulement, à la rentrée (après un passage anecdotique aux J.O.), Laure Manaudou débarquait sur la Canebière, l'optimisme en bandoulière et des piques en rafale pour les journalistes. N'ayant de cesse de faire valoir ses bonnes intentions, elle s'était remise au travail et se disait épanouie, évoluant dans des conditions idéales.
Bilan, trois mois plus tard : un nouvel accident de parcours, un énième clash. L'été dernier, elle annonçait qu'elle allait faire un break. A l'automne, elle n'en faisait rien et affirmait qu'elle était prête à travailler et à souffrir. En plein hiver, la voilà qui plaque tout pour suivre son amoureux aux Etats-Unis (comme elle l'avait fait en 2007, retrouvant Luca Marin en Italie, puis avec Benjamin Stasiulis, pour qui elle était prête à s'installer à Paris), comme elle vient de le confirmer. On attend le printemps...
"Je préfère m'arrêter maintenant, explique-t-elle. Je peux dire qu'il me reste du temps, ensuite, jusqu'aux Jeux de Londres (2012). C'est mieux que de m'acharner pendant encore un an, de perdre définitivement le plaisir, d'être totalement écoeurée et de ne plus vouloir recommencer. Je me permets maintenant de faire une coupure avec la natation (...). Je veux couper totalement (...). D'abord me reposer. Voyager. Faire tout ce que je ne pouvais pas faire quand je m'entraînais. Surtout décompresser, m'éloigner des piscines, ne plus penser entraînement, chronos, à tout ce qui touche à la natation. Prendre du plaisir à faire du sport, courir, faire du vélo, de la musculation, (...) du cheval."
Pour son ancien coach Lionel Horter, qui a fait un intérim de huit mois jusqu'aux J.O., cette décision est logique, et arrive même avec six mois de retard. "Cette décision s'est enfin imposée à elle, analyse-t-il pour Le Parisien. Elle ne pouvait pas y échapper. Elle a perdu six mois, mais je ne pense pas que la situation puisse être plus grave qu'elle ne l'était cet été. (...) En arrivant aux J.O., elle m'a dit : "Je ne sais pas ce que je fais là". En finale du 400 m , elle arrête son effort au bout de 150 m. La fatigue psychique s'est installée depuis fort longtemps et n'a cessé de se développer. Ce sera très difficile pour elle de revenir en arrière." Un avis que l'on partage sans réserve.
Mais la fuite en avant n'est peut-être pas une si bonne option non plus...
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