A l'occasion du match France-Irlande, qui se déroulera ce soir au Stade de France, il a été décidé hier, en fin d'après-midi, que Laurence Ferrari présenterait son journal télévisé en direct de l'enceinte de Saint-Denis. Afin de parler de cette rencontre importante qui met en jeu une qualification pour la Coupe du monde, elle recevra les consultants Bixente Lizarazu et Arsène Wenger.
Cette semaine, le magazine Paris-Match a rencontré la journaliste et sa nouvelle coupe de cheveux, dans son bureau situé dans l'aile de la direction de l'information de TF1.
A la tête du JT de 20 heures depuis le 25 août 2008, la jeune mariée - elle a épousé le violoniste Renaud Capuçon en juillet dernier - déclare avoir faire évoluer le programme d'information. "Avec Michel Floquet, mon rédacteur en chef, nous avons réussi à imposer une enquête par jour ! Nous avons aussi développé des pages spéciales en fonction des événements. Faire quinze minutes sur un seul thème, c'est nouveau également. Et nous n'allons pas nous arrêter là", affirme-t-elle.
Avec spontanéité, professionnalisme mais également beaucoup d'aplomb, elle répond à son interlocuteur, qui lui lance : "On vous a vue très molle face à Nicolas Sarkozy". "Molle, je récuse le terme. Je vous invite à regarder de nouveau l'émission. On est dans un cadre totalement différent. L'interview du président est un exercice compliqué, à deux, trois, ou quatre journalistes. Cela n'a rien à voir avec un entretien face à face sur mon plateau. Pour la dernière interview du président, nous nous étions mis d'accord avec David Pujadas pour nous réparti les thèmes des questions. Moi, j'ai respecté le deal. Sinon personne n'arrive à faire quoi que ce soit. Mais je comprends que l'on puisse avoir le sentiment que nous n'allons pas toujours jusqu'au bout des choses", réplique Laurence Ferrari.
Elle défend avec ferveur sa non-censure au quotidien et nie subir des pressions quant à ses choix éditoriaux. "On ne serait pas venu me chercher à Canal + sinon ! Ma liberté de ton ne s'est pas arrêtée le jour où j'ai franchi à nouveau la porte de TF1".
L'article de Paris-Match revient sur le départ d'Axel Duroux, directeur général de la chaîne, dont la rumeur raconte qu'il voulait l'évincer du JT. "Il ne m'en a jamais parlé. Après avoir quitté TF1, il m'a assuré n'avoir jamais pensé, ni même réfléchi, à cette idée. De toute façon, je ne me suis jamais sentie menacée à TF1, ni avant, ni après Axel", assure-t-elle.
Une énième fois, elle parle de Patrick Poivre d'Arvor, son prédécesseur, qui commente encore ses actuelles audiences, d'ailleurs plutôt bonnes depuis la rentrée : "Je comprends son amertume, son regret que ça ce soit aussi mal passé. J'aurais souhaité pouvoir parler avec lui de son expérience acquise pendant vingt ans, mais il n'a pas voulu..."
Pour conclure, elle nous dévoile avoir récolté 143 000 euros de dommages et intérêts l'an dernier suite à différents procès qu'elle a gagnés pour atteinte à la vie privée. "C'est de l'argent que je ne garde pas pour moi. Je le reverse à ceux qui en ont le plus besoin."
Voilà une journaliste qui se veut compétente, franche, mais qui paraît parfois un peu trop affirmée, voire sûre d'elle...
Cependant, c'est peut-être ça, la clé de son succès ?
L.R
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