Me Louis de Gaulle, qui représente Lederman, a réclamé à la juge des référés du TGI de Paris, Véronique Renard, la suppression du sous-titre "Histoire d'un mec", inspiré du sketch "Histoire d'un mec sur le pont de l'Alma", dont le producteur détient les droits, expliquant que les producteurs "ont utilisé la renommée de Coluche sans payer les droits. C'est proprement scandaleux".
Pour sa part, Me Isabelle Wekstein, qui représente la partie adverse, dénonce une procédure ayant "pour unique objet de faire interdire la sortie du film", où François-Xavier Demaison tient le rôle-titre d'une façon formidable. Lederman, qui réclame également 150 000 euros de dommages et intérêts, s'en défend, affirmant qu'il veut que "ce film sorte".
"Il y a 470 copies dans la nature, le film sort mercredi prochain. [...] Une telle mesure, si elle aboutissait, arriverait à ce que (le film) ne sorte pas", a précisé l'avocate. Rappelons que le film a coûté 9 millions d'euros, dont 500 000 euros de frais de tirage. Si Lederman obtenait gain de cause, il faudrait revoir le générique et refaire imprimer tous les supports papier (affiches, dossier de presse, photos publicitaires...). Qu'en serait-il des divers magazines qui ont d'ores et déjà utilisé l'affiche ?
À l'issue de l'audience, Antoine de Caunes, le réalisateur, a affirmé que "les choses ont été faites dans les règles". Lederman pense que "personne d'autre que lui ne peut parler de Coluche. Il s'est approprié sa mémoire", a-t-il poursuivi, déplorant "une volonté de nuire". Pour mémoire Véronique Colucci et ses enfants — qui n'ont pas apprécié le film, mais se gardent de tout commentaire — sont en procès avec Paul Lederman depuis la fin des années 80...
Le verdict sera rendu mardi, veille de la sortie du film en salle...
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