Alors que le très réussi Looking for Eric (voir la bande-annonce), de Ken Loach, est en salles depuis le 27 mai, la star Eric Cantona revient dans 20 minutes sur cette aventure humaine et artistique, et sur ses goûts en matière de ballon rond et de cinéma. Extraits.
Les débuts du projet ? "A l'origine j'avais écrit deux pages d'un scénario que je voulais produire avec mes frères. On a rencontré des producteurs français et Wild Bunch, et le premier nom de réalisateur qui nous est venu à l'esprit était celui de Ken Loach".
Inspirations ? "J'ai connu le fan qui m'a inspiré cette histoire quand je jouais à Leeds. Quand j'ai quitté le club, il est parti en même temps que moi, a perdu son job et sa famille. Les gens autour de lui le menaçaient de mort, mais il m'a suivi jusqu'à Manchester. La relation entre les deux clubs étaient tendues et j'ai aimé la manière dont il s'est présenté à moi et dont il m'a parlé. Nous avions une relation très forte, il est même devenu un de mes amis. Je voulais donc raconter l'histoire de cette relation particulière".
Cantona le fan ? "Lorsque j'étais jeune, j'admirais certaines personnes, mais je n'ai jamais eu d'idoles. J'appréciais par exemple les joueurs de l'Ajax Amsterdam, ils ont eu une bonne influence sur moi. Aujourd'hui, j'admire Maradona en tant que joueur mais aussi en tant qu'homme".
L'évolution du foot ? "Ce que nous voyons sur le terrain aujourd'hui reste magnifique. Le problème est l'argent qu'il y a autour. Le foot est le reflet de la société. Ce qui se passe dans le monde du foot est également ce qui se passe dans l'industrie : la quantité prime sur la qualité".
Retour dans les vestiaires ? "Si je devais être un jour entraîneur, la seule équipe dont j'aimerais m'occuper est l'équipe nationale d'Angleterre".
Goûts cinématographiques ? "Mon actrice préférée, la meilleure, c'est ma femme ! Elle est formidable (Rachida Brakni, qui est enceinte de leur premier enfant ndlr). Et comme acteurs, j'aime Pacino, Depardieu, Arestrup. J'ai d'ailleurs produit une pièce de théâtre avec lui il y a quinze ans".
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