Réactualisation du 20 avril 9h15 : C'est en Une du Times of India que le père de la fillette indienne Runina Ali a nié les informations selon lesquelles il voulait vendre sa fille... Le journal fait même parler la jeune comédienne : "Mon papa m'aime et ne me vendra pas !" Bien que le réalisateur Danny Boyle ait versé de l'argent à une fondation pour assurer l'avenir de la petite fille, il semblerait que le père se soit souvent plaint de n'avoir rien touché. Alors que les extraits vidéo de la rencontre - voir ici ne laissent aucun doute (à moins d'un montage et des coupures ?) sur l'intention du père et de l'oncle de vendre la gamine à une famille du Moyen Orient, le piège tendu par le New of The World faisant état d'une négociation dans un hôtel de Bombay aurait parfaitement fonctionné.
Affaire à suivre...
Rafiq Qureshi, le père de Rubina, 9 ans, la petite comédienne du film aux huit Oscars Slumdog Milliionaire, a tenté de vendre sa fille pour vingt millions de roupies (un peu plus de 200 000 euros).
L'affaire est révélée par le tabloïd britanique The News of The World qui, ayant eu vent des projets du père, a envoyé à Mombay des journalistes qui se sont fait passer pour des sheiks intéressés par "l'adoption" de Rubina.
Le père a déclaré: "En prenant cete décision, j'ai d'abord pensé au bien de toute ma famille et à l'avenir de Rubina." Puis il s'est permis de rejeter la responsabilité de l'affaire sur Hollywood: "Nous n'avons pas tiré le moindre centime des producteurs du film."
Le père de Rubina, qui avait été intervewé par Al Jazeera, avait déjà manifesté l'intention de faire "adopter" sa fille et avait reçu une proposition d'une famille vivant au Moyen-Orient. Mais les conditions financières avient dissuadé l'acheteur potentiel.
Dans la vidéo que l'on peut voir sur le site du tabloid , on peut entendre le père murmurer, sur un ton embarrassé, le prix fixé : 200 000 livres. Après quoi, son frère se permet d'ajouter: "Attention, c'est cher, ce n'est pas n'importe quelle enfant, c'est une enfant oscarisée!".
Glaçant! Mais il faut se souvenir que, comme le film le montre assez bien, les enfants des quartiers misérables de Mombay sont considérés comme une simple marchandise. Le père de Rubina a juste poussé le bouchon un peu trop loin.
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