Le mythique groupe britannique, idole tapageuse des 70’s et chef de file du heavy metal, se reforme le temps d’un concert exceptionnel, voire plus…
« Le heavy metal n’existerait pas sans Led Zeppelin ; et si c’était le cas, ça craindrait vraiment… ». Voilà comment débute l’hommage de Dave Grohl, batteur de Nirvana et fondateur des Foo Fighters, à Led Zeppelin, dans une chronique publiée en avril 2004 par le magazine US Rolling Stone. Dissout en 1980, le groupe mythique se reforme ce soir pour un concert exceptionnel à l’O2 Arena de Londres — initialement programmé le 26 novembre, il a été repoussé en raison de la fracture au doigt de Jimmy Page : gênant pour un guitariste, même de génie.
Après Genesis et The Police, c’est un autre géant de la musique anglo-saxonne qui renaît de ses cendres : Robert Plant (59 ans), Jimmy Page (63 ans) et John Paul Jones (61 ans) se retrouvent donc, plus de 17 ans après leur dernier concert à Berlin, avec une envie intacte. Le groupe est toutefois orphelin de son batteur légendaire : John Bonham qui, sur scène, pouvait faire durer son solo dans Moby Dick jusqu’à 40 minutes : il est mort par suffocation durant un coma éthylique en 1980. Ce qui avait précipité la fin du groupe… Aujourd’hui, cette résurrection est hautement symbolique : le nouveau batteur n’est autre que Jason Bonham, le fils du défunt.
Led Zeppelin, « c’était bien plus qu’un groupe ; c’était la parfaite alchimie des ingrédients les plus puissants : la passion, le mystère, le talent », explique Dave Grohl. Emblématique d’un rock rageur à la scène comme à la ville (chambres d’hôtel ravagées, soirées torrides avec des groupies, cocktails drogue-alcool…), le groupe promet pour ce concert une prestation fidèle à sa réputation. Led Zeppelin, c’est une philosophie de live bien particulière : prestations de trois heures, morceaux interprétés dans des versions inédites, rallongés et développés, etc. Pourtant, nombre de fans ont été déçus par les deux dernières apparitions du groupe, lors de concerts-benefits (Live Aid en 1985, le 40ème anniversaire d’Atlantic en 1988).
Le concert du 10 décembre 2008 sera un hommage au défunt fondateur des disques Atlantic, Ahmet Ertegun, qui avait engagé le groupe en 1968. Pete Townsed, Bill Wyman And The Rythm Kings, Foreigner et Paolo Nutini seront également de la partie. Le spectacle aura pour but de récolter des fonds pour l'œuvre caritative Ahmet Ertegun Education Fund, qui accorde des bourses d'études à des étudiants au Royaume-Uni, aux États-Unis et en Turquie.
Le 13 septembre dernier, quatre-vingt mille personnes par minute se sont connectées au site www.ahmettribute.com, chargé d’enregister les demandes de réservations pour ce concert d’anthologie. Le site a enregistré 20 milllions d'inscriptions, or 20.000 tickets seulement étaient disponibles, au prix de 125 livres (187,50 euros). Les places ont donc été attribuées par tirage au sort, ce qui laissait à chacun des préinscrits une chance sur mille de figurer au nombre des heureux élus. Et pour tous ceux qui n’auront pas eu la chance d’en faire partie, il reste des raisons d’espérer : le groupe a indiqué que ce concert pourrait bien être le coup d’envoi d’une tournée en 2008…
Dave Grohl, toujours le même, en avait la prémonition dès 2004 : “Je suis sûr, écrivait-il, que Led Zeppelin va revenir et prouver à nouveau qu’ils sont le plus grand groupe de rock de tous les temps. Ils vont le faire. Ils trouveront quelqu’un à mettre à la batterie, et moi, je serai là, au premier rang, à chaque foutu concert. Après cela, je pourrai mourir heureux…”
« Le heavy metal n’existerait pas sans Led Zeppelin ; et si c’était le cas, ça craindrait vraiment… ». Voilà comment débute l’hommage de Dave Grohl, batteur de Nirvana et fondateur des Foo Fighters, à Led Zeppelin, dans une chronique publiée en avril 2004 par le magazine US Rolling Stone. Dissout en 1980, le groupe mythique se reforme ce soir pour un concert exceptionnel à l’O2 Arena de Londres — initialement programmé le 26 novembre, il a été repoussé en raison de la fracture au doigt de Jimmy Page : gênant pour un guitariste, même de génie.
Après Genesis et The Police, c’est un autre géant de la musique anglo-saxonne qui renaît de ses cendres : Robert Plant (59 ans), Jimmy Page (63 ans) et John Paul Jones (61 ans) se retrouvent donc, plus de 17 ans après leur dernier concert à Berlin, avec une envie intacte. Le groupe est toutefois orphelin de son batteur légendaire : John Bonham qui, sur scène, pouvait faire durer son solo dans Moby Dick jusqu’à 40 minutes : il est mort par suffocation durant un coma éthylique en 1980. Ce qui avait précipité la fin du groupe… Aujourd’hui, cette résurrection est hautement symbolique : le nouveau batteur n’est autre que Jason Bonham, le fils du défunt.
Led Zeppelin, « c’était bien plus qu’un groupe ; c’était la parfaite alchimie des ingrédients les plus puissants : la passion, le mystère, le talent », explique Dave Grohl. Emblématique d’un rock rageur à la scène comme à la ville (chambres d’hôtel ravagées, soirées torrides avec des groupies, cocktails drogue-alcool…), le groupe promet pour ce concert une prestation fidèle à sa réputation. Led Zeppelin, c’est une philosophie de live bien particulière : prestations de trois heures, morceaux interprétés dans des versions inédites, rallongés et développés, etc. Pourtant, nombre de fans ont été déçus par les deux dernières apparitions du groupe, lors de concerts-benefits (Live Aid en 1985, le 40ème anniversaire d’Atlantic en 1988).
Le concert du 10 décembre 2008 sera un hommage au défunt fondateur des disques Atlantic, Ahmet Ertegun, qui avait engagé le groupe en 1968. Pete Townsed, Bill Wyman And The Rythm Kings, Foreigner et Paolo Nutini seront également de la partie. Le spectacle aura pour but de récolter des fonds pour l'œuvre caritative Ahmet Ertegun Education Fund, qui accorde des bourses d'études à des étudiants au Royaume-Uni, aux États-Unis et en Turquie.
Le 13 septembre dernier, quatre-vingt mille personnes par minute se sont connectées au site www.ahmettribute.com, chargé d’enregister les demandes de réservations pour ce concert d’anthologie. Le site a enregistré 20 milllions d'inscriptions, or 20.000 tickets seulement étaient disponibles, au prix de 125 livres (187,50 euros). Les places ont donc été attribuées par tirage au sort, ce qui laissait à chacun des préinscrits une chance sur mille de figurer au nombre des heureux élus. Et pour tous ceux qui n’auront pas eu la chance d’en faire partie, il reste des raisons d’espérer : le groupe a indiqué que ce concert pourrait bien être le coup d’envoi d’une tournée en 2008…
Dave Grohl, toujours le même, en avait la prémonition dès 2004 : “Je suis sûr, écrivait-il, que Led Zeppelin va revenir et prouver à nouveau qu’ils sont le plus grand groupe de rock de tous les temps. Ils vont le faire. Ils trouveront quelqu’un à mettre à la batterie, et moi, je serai là, au premier rang, à chaque foutu concert. Après cela, je pourrai mourir heureux…”
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