Leonard Cohen, digne successeur de... Britney Spears !
Les hasards de l'agenda culturel sont parfois... saugrenus : alors que Britney Spears en a fini avec ses trois dates au palais omnisports de Paris-Bercy, et tandis qu'elle faisait visiter la capitale parisienne à ses deux jeunes garçons, Leonard Cohen prenait son relais, hier soir.
En 24 heures, la scène avait nettement changé de physionomie, pour glisser du spectaculaire Circus de miss Spears à l'éclatante économie et intimité du show de l'immense artiste canadien, soutenu par six musiciens et trois choristes.
On aurait pu nourrir les a priori les plus sceptiques, quant à l'adéquation entre l'art délicat d'un des pus grands songwriters de tous les temps et le gigantisme de la salle qui l'accueillait. Après plus de 40 ans de carrière et 74 bougies au compteur, Leonard Cohen a relevé ce défi avec éclat, au cours d'un concert flirtant allègrement avec la barre des trois heures de durée, et riche d'une setlist proportionnelle comportant certains de ses plus grands standards (So long Marianne, Bird on the Wire, ou encore le tellement repris mais si inimitable Hallelujah, qu'il interprèta à genoux).
Demeuré longtemps à l'écart de la scène et revenu pour des raisons d'argent (ce dont il a eu l'élégance de ne pas se cacher) après avoir été ruiné par son ancien manager, Leonard Cohen, dont un portrait intime vient de paraître en DVD, a profité de son retour à Paris quelques mois après son passage par l'Olympia pour adresser une vibrante déclaration d'amour à ses fans : "Nous allons danser jusqu'au bout de l'amour", annonçait-il en début de spectacle. "Bonne nuit, mon amour, j'espère que tu es satisfait", chantait-il près de trois heures plus tard, avant de prendre congé : "Comme on dit chez nous, il y a longtemps que je t'aime, jamais je ne t'oublierai".
Leonard Cohen sera demain à Toulouse, puis le 16 août à Colmar, le 18 à Vienne et le 20 à Nîmes.
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