Yves Saint Laurent-Pierre Bergé : l'acheteur des "bronzes de la discorde"... ne veut pas payer !
Toute l'actu de Yves Saint Laurent
L'actu du moment
On se doutait bien que l'affaire ne serait pas si simple... Mercredi 25 février, dernier acte d'une vente aux enchères qui, quelques heures plus tard, entrera officiellement dans la légende : alors que les dernières pièces de la collection d'art privée Yves Saint Laurent-Pierre Bergé attendent de trouver leurs nouveaux propriétaires, un acheteur par téléphone acquiert miraculeusement deux bronzes qui ont alimenté la polémique, moyennant... 15 475 000 euros pièce, tout de même.
Les deux oeuvres, une tête de rat et une tête de lapin provenant de la fontaine-horloge du Palais d'été de l'empereur Qianlong, pillé en 1860 par Français et Britannique, étaient au coeur d'une querelle sensible, la Chine réclamant leur retour, mais la justice confirmant la propriété de Pierre Bergé concernant ces artefacts.
On pouvait s'étonner de la "facilité" avec laquelle de tels objets avaient donc trouvé preneur - un acheteur anonyme, comme c'est troublant...
Comme on pouvait légitimement le supposer, c'est un collectionneur d'art... chinois qui a fait cette acquisition. Bien. Sauf qu'il refuse de... payer. "Depuis que la vente a eu lieu, il y a eu beaucoup de spéculations pour savoir qui était l'acheteur, j'annonce que l'acheteur est un Vhinois qui doit être admiré", a déclaré Niu Xianfeng, directeur du Fonds du patrimoine national de Chine. L'acheteur en question, Cai Mingchao, n'en démord pas : "Je crois que n'importe quel Chinois se serrait levé à ce moment précis... J'essaie de tout faire pour faire face à mes responsabilités. Mais je dois souligner que l'argent ne peut pas être payé". Reste à savoir si c'est une question de... liquidités, ou de volonté ! Et là, le mystère reste entier.
La réaction de Pierre Bergé ne s'est pas fait attendre. A l'antenne de France Info, il a indiqué que, en cas de rétractation de l'acquéreur, il conserverait les oeuvres : "Je les garderai chez moi. Elles y étaient, elles y retourneront, et nous continuerons à vivre ensemble elles et moi".
A qui le tour d'essayer ce casse-tête chinois ? Espérons simplement que la seconde vente des biens de Pierre Bergé et YSL ne recèle pas d'autres pièges...
G.J.
Faire un lien vers cet article








Cliquez sur un smiley pour l'insérer.