Après l'exceptionnelle montée des marches d'Inglourious Basterds, hier, qui a vu déambuler sur le tapis rouge du Palais le Tout-Hollywood, le Tout-Paris et le Tout-La-Grande-Motte, le 62e Festival de Cannes s'ouvre sur son huitième jour de compétition !
La journée commence avec le troisième film français de la compétition, A l'origine, de Xavier Giannoli, le réalisateur des Corps impatients, d'Une aventure et de Si j'étais chanteur (qui avait déjà été présenté à Cannes il y a trois ans).
Pour cette histoire de petit truand qui devient grand, le cinéaste français de 37 ans s'est entouré, une fois de plus, d'un excellent casting, avec notamment François Cluzet, Emmanuelle Devos, Gérard Depardieu et Vincent Rottiers.
Le deuxième film du jour est l'oeuvre d'un habitué de la montée des marches, qui avait triomphé il y a quelques années avec La Pianiste (qui avait valu un prix d'interprétation à la présidente du jury Isabelle Huppert) - Michael Haneke.
Le formidable réalisateur de Funny Games nous plonge avec Le Ruban Blanc dans un village de l'Allemagne du Nord protestante, à la veille de la Première Guerre Mondiale. L'histoire des enfants et adolescents d'une chorale dirigée par l'instituteur du village, et de leurs familles : le baron, le régisseur, le pasteur, le médecin, la sage-femme, les paysans. D'étranges accidents surviennent et prennent peu à peu le caractère d'un rituel punitif. Qui se cache derrière tout cela ?
Un film étrange et maîtrisé, à l'image de la plupart des oeuvres du cinéaste autrichien, qui, après plusieurs films en français et en anglais, est retourné dans son pays nous concocter cette histoire très personnelle.
Une journée de Festival qui ne devrait pas faire trop de remous... Après le Tarantino hier et avant le Noé demain... il faut souffler un peu !
Adam Ikx from Cannes
Faire un lien vers cet article

















Cliquez sur un smiley pour l'insérer.