C'est jour de paye pour les Petits Chanteurs à la Croix de Bois ! Interdits de représentation au printemps dernier par le préfet de l'Oise, département où se trouve le siège de la manécanterie (école formant des enfants choristes) des PCCB, au motif qu'ils ne respectaient pas le droit du travail, les jeunes choristes vont pouvoir poursuivre leur activité sereinement.
Au mois de mai, suite à l'intervention de Brice Hortefeux, une "solution respectueuse de la législation du travail" avait été trouvée, permettant à la plus célèbre des chorales de continuer à exercer. Le litige portait principalement sur l'absence de rétribution des enfants, que l'association avait défendue en avançant que leur activité s'inscrivait dans le cadre d'un projet éducatif menacé de mort s'il fallait envisager une rémunération.
C'est pourtant l'issue qui vient d'être désignée, selon un décret paru au Journal officiel du 29 août qui stipule que "constitue un temps de travail effectif (...) la durée des représentations payantes auxquelles participent les enfants appartenant à une manécanterie développant une activité de production de spectacles itinérants dans le cadre du projet pédagogique d'un établissement d'enseignement".
Le préfet de l'Oise, à l'origine de cet épisode, aura la charge d'appliquer "la clé de répartition au niveau des rémunérations", sachant que le ministère du Travail, limitant à 60 le nombre de concerts par enfant dans une saison (de septembre à juillet) avait préconisé au mois de mai "une rémunération à hauteur de 80% du Smic brut, dont une partie sera consignée à la Caisse des Dépôts et leur sera versée à leur majorité".
Ça a failli être la croix et la bannière, mais tout s'est arrangé !
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