Victime à la fin du mois dernier d'une terrible chute à moto survenue lors d'une compétition qu'il disputait dans le Puy-de-Dôme, Luc Alphand fait aujourd'hui figure de miraculé - et il en a bien conscience.
Ce spécialiste des sensations fortes et des prouesses à grande vitesse (Champion du monde de ski toutes disciplines en 1997, il avait alors pris sa retraite, au sommet de son art, et s'était tourné vers les sports mécaniques), touché à la colonne cervico-thoracique, avec de multiples lésions vertébrales, avait dû subir une opération chirurgicale délicate qui avait duré quatre heures... avant de ressortir de l'hôpital sur ses deux jambes !
Un prodige à l'égard duquel le "champion des champions" (selon le titre que lui avait octroyé L'Equipe à l'issue de sa grande année 1997) n'est pas indifférent. Et s'il s'est déjà confié, de retour à son domicile, sur ce miracle et sur la prudence qu'il doit désormais observer, Luc Alphand est revenu aujourd'hui avec force en détails sur cet accident et comment il le vit a posteriori, à l'antenne de RTL, évoquant "un tournant dans sa vie" :
"Je n'ai jamais perdu connaissance sur cet accident, j'ai pris un gros choc sur la tête, j'ai senti que ça avait craqué, et tout de suite je ne sentais pas mes bras. Et là, c'est cinq secondes, peut-être quatre, peut-être trois, ce n'est même pas de la peur, c'est de la frayeur, de la vraie frayeur. C'est une évacuation, ce sont des scanners, une grosse chirurgie. Beaucoup de questions au début, et finalement beaucoup de plaisir d'être ici, à la maison, de pouvoir marcher, d'être auprès des siens. Voilà, je ne suis pas passé loin, je crois que j'ai joué un bon joker. Je suis loin d'être en pleine forme, je suis dans une phase ou je me reconstruis, j'ai encore des problèmes de sensibilité aux deux bras, notamment le gauche, et grosse phase de récupération, de rééducation derrière. Quelles seront les séquelles ? Vous savez, en neurologie on ne sait pas trop... Quand ça va revenir ? Qu'est-ce que je serai capable de faire après ? Mais bon, ce n'est rien comparé à ce qui aurait pu arriver de pire. Moi j'essaie de ne voir que ça, j'ai évité la chaise ou même la tétraplégie, ce qui est une horreur pour tout le monde. Qui choisit ? Qui est en haut ? Est-ce que c'est Dieu ? Est-ce que c'est ta bonne étoile ? Est-ce que ce n'était pas l'heure ? Je pense que ça va être un tournant dans ma vie."
Faire un lien vers cet article


Cliquez sur un smiley pour l'insérer.