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Maïwenn : "Julie Gayet n'a pas du tout culpabilisé de trahir ma confiance"

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La réalisatrice de "Mon roi" revient sur son conflit avec l'actrice et productrice liée au président de la République.

Affublée d'un chouette blouson "Belleville Hills" bleu vif, Maïwenn arpente les rues de ce quartier parisien qui lui est cher, en compagnie de Michel Denisot. Elle est en effet son invitée pour ses régulières Conversations secrètes, diffusées sur Canal+. Dans cet épisode du 30 septembre, elle est revenue, entre autres sujets passionnants, sur son conflit avec Julie Gayet.

Dans son interview pour le magazine Première en mai dernier, à l'époque du Festival de Cannes où son film Mon roi était présenté, elle expliquait que Julie Gayet, productrice impliquée mais aussi femme du scandale avec le président de la République François Hollande, lui avait proposé de participer à son documentaire Cinéast(e)s sur les femmes réalisatrices :

"Poliment, j'avais répondu que je n'avais pas le temps. Puis, j'apprends par la presse que je suis dans son docu. Elle avait pris des images ailleurs sans me demander. J'ai pété un boulon. (...) C'est un sujet sur lequel je ne veux pas communiquer parce que je le trouve bidon : je refuse ce débat car il n'existe pas ! Je l'ai appelée en lui demandant de me couper au montage, mais le film était déjà diffusé. Je lui ai dit : 'C'est simple, je vais venir t'égorger de mes propres mains si tu ne vires pas ma séquence.' J'ai fait appel à un avocat. C'est allé loin. C'était très important pour moi de ne pas figurer là-dedans, on fait du tort aux femmes en râlant comme ça. Il y a plus de maquilleuses femmes que d'hommes, et alors ? Qui s'en émeut ? C'est un métier qui fait appel aux hormones masculines, donc il y a tout simplement plus d'hommes réalisateurs, c'est aussi bête que ça."

On en a fait tout un ramdam uniquement parce qu'elle est avec Hollande.

Face à Michel Denisot, Maïwenn s'explique de nouveau avec plus de détails : "A l'époque, Julie Gayet était déjà avec Hollande et je crois que je ne le savais pas. Je l'ai trouvée très en confiance. Elle n'a pas du tout culpabilisé de trahir ma confiance. Je lui ai dit que je ne voulais pas faire partie du film. J'ai répondu que je n'avais pas le temps, parce que je suis polie et diplomate. Je n'ai pas voulu lui dire que son sujet ne m'intéressait pas. J'ai voulu être sympa. Elle m'a dit : 'Comme tu n'avais pas le temps, j'ai pris des images ailleurs et je les ai mises dans le film.' Elle m'a dit un peu, genre, 'c'est quoi ton problème'. Je n'ai pas aimé qu'elle me dise ça. On en a fait tout un ramdam uniquement parce qu'elle est avec Hollande. Elle n'aurait pas été avec lui, personne n'en aurait parlé." Michel Denisot lui rappelle : "Vous avez quand même voulu l'égorger." Elle rétorque : "Bah oui, quelqu'un qui n'est pas pro - je lui avais quand même fait un SMS - et qui me répond comme ça, elle y est allée un peu fort quand même, là ! Je ne veux jamais être dans les documentaires sur les femmes réalisatrices."

Ce refus de se positionner dans la même lignée que des femmes comme Julie Gayet ne l'empêche pas d'avoir une vision réfléchie de la place des femmes dans le métier de metteur en scène. Lorsque l'on est une femme, Maïwenn trouve qu'il faut plus de force pour faire face aux injustices. Elle explique ainsi qu'une femme qui insiste sur certaines choses dans la mise en scène passe pour une chieuse, alors qu'un équivalent masculin apparaît comme un artiste exigeant : "Je savais que sur le tournage de Polisse, si j'avais été un homme on aurait été plus gentil avec moi." Des problèmes que toute femme exerçant une fonction avec des responsabilités rencontre, ajoute-t-elle : "Ce ne sont pas les réalisatrices qui sont malmenées, ce sont toutes les femmes qui ont des responsabilités qui le sont."

Conversations intimes

Au cours de cette rencontre captivante - grâce à la franchise et la passion de Maïwenn pour son métier et ceux qui l'entourent -, Maïwenn se confiera aussi sur un plan intime. "J'attendais beaucoup de preuves d'amour [de mes proches], et pas de blabla", raconte la réalisatrice, qui se dit moins exigeante avec ses proches aujourd'hui : "Je me suis un peu calmée." Son regard sur le couple, qu'elle explore du point de vue féminin, a aussi changé : "Avec mon expérience, je me dis qu'il est plus facile d'aimer quand on fait partie du même milieu social. Ce n'est pas impossible, mais c'est difficile." Maïwenn aime aussi ses acteurs comme personne, et JoeyStarr, qu'elle a filmé (et révélé) dans Le Bal des actrices puis dans Polisse, était son homme : "Je l'aimais, je l'adorais."

Maman de deux enfants, Shanna (22 ans), née de son couple avec Luc Besson, et Diego (12 ans), dont le père est l'homme d'affaires Jean-Yves Le Fur, elle essaie de leur transmettre la curiosité, la culture : "Mais ce n'est pas facile, car, comme beaucoup d'ados, ils ont d'autres envies, avec internet..." Elle met un point d'honneur à les confronter à la réalité du quotidien, sachant qu'avec leurs pères, ils sont plutôt "des prince et princesse".

Ressortant sans traumatisme du tournage de Mon roi, à la différence de Polisse dont le tournage l'avait épuisée psychologiquement, notamment en raison de son rapport avec certains de ses comédiens, Maïwenn se dit prête à se lancer dans un nouveau projet. "J'aimerais bien faire un film de guerre, sur l'Algérie. Je suis attirée par ça. Plus je vois des films, plus je me cultive, plus j'ai envie de faire des films."

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