Un père qui organise la plus grande bar-mitsvah du siècle pour son fils : voilà un pitch qui séduit tout le monde... , mais pas le résultat du long métrage !
Alors que le film Coco sort aujourd'hui dans 800 salles françaises, les critiques vilipendent le dernier long-métrage du comique Gad Elmaleh (malgré la promotion acharnée). Si nos confrères de 20 minutes se sont contentés de mettre en exergue la médiocrité du scénario par un jeu de mots subtil qui impose le respect (Coco, une comédie à la noix : Bravo au journaliste qui a trouvé ce merveilleux titre qui aurait pu résulter d'un brainstorming de Purepeople.com), d'autres titres de presse sont beaucoup moins cléments et tirent à boulets rouges sur ce qui est assimilé à un véritable navet. Aperçu de quelques critiques :
"La comédie s'enlise dans les jeux de mots vaseux et des gags approximatifs." Le Parisien
"Omniprésent à l'écran jusqu'à l'autoplaisance, Gad s'enferme toujours dans un même registre monotone, de gesticulations exaspérantes à la longue. Quant à l'humour, pas la peine d'y compter." Nice Matin
"L'accumulation de gags masque mal la vacuité d'un scénario phagocyté par un personnage principal aux aspérités malheureusement peu exploitées." VSD
"Coco est un film raté (...) un film long, très long, si bien que Coco ne tarde pas à rejoindre le panthéon des comédies rasantes qui semblent n'avoir été mises en chantier que pour capitaliser sur la popularité de leur tête d'affiche." Métro
"Alors que sur scène, (Gad Elmaleh) peut délirer face à un public conquis, il oublie que le cinéma comique requiert une vraie narration, progressive, structurée, écrite et impeccablement rythmée." Première
"On se demande comment Gad Elmaleh ne s'est pas rendu compte que pour étirer ce qui n'était au départ qu'un sketch à la taille d'un écran de cinéma, il fallait de la matière, une véritable histoire." Paris Match
Aïe ! Une pluie (acide) de critiques aussi constructives que vipérines : de quoi calmer les ambitions cinématographiques de Gad Elmaleh...
Mais ce n'est pas tout, outre ce discrédit qualitatif, les journaux s'attaquent également à l'aspect quantitatif du film. Ou plutôt financier. Nos confrères du Point nous décrivent ainsi la somme que l'acteur de 38 ans s'est octroyé sur ce long-métrage :
1 330 890 € : c'est le montant que l'acteur a mis sur la table pour s'offrir à lui-même ce rôle (étant au passage, le plus gros cachet du cinéma français).
351 000 € : c'est la somme qu'il a perçu en tant que co-scénariste.
180 000 € : c'est ce qu'il a touché en tant que réalisateur.
Un joli pécule auquel il faut ajouter la somme preçue en tant que (co)co-producteur (il s'est associé à Alain Goldman, par l'intermédiaire de sa société, KS2 Production). Voilà qui permettra à Gad d'organiser une sacrée bar-mitsvah... ou un grandiose enterrement de sa carrière de réalisateur sur grand écran ! Notons que des chiffres aussi étourdissants en ces temps de crise ne vont pas augmenter le capital sympathie de l'acteur : c'est très mal vu d'être riche, en ce moment !
Précisons enfin qu'avec Coco, Gad espère dépasser les chiffres de Chouchou (autre film tiré de l'un des personnages de son spectacle), à savoir 3,8 millions de spectateurs. Avec ces critiques assassines, on ne peut que lui souhaiter bon courage...
D'ailleurs son associé Alain Goldman plus lucide, il se contenterait, lui, de dépasser le million d'entrées...
Avec tout l'argent que Gad ramasse, on comprend sa volonté de voir les impôts plafonnés pour les plus riches...
Enfin, la promo sert souvent à quelque chose puisque sur la 1ere séance aujourd'hui Paris et sa périphérie, c'est environ 12.000 entrées, un très bon chiffre...
AJC
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