Certains sont allés se poster au pied de la scène équipés de masques : non pas pour se prémunir contre la grippe A, mais pour affirmer leur position politique puisqu'on pouvait lire sur les masques en question des slogans tels que "Allergique à Sarkozy", "UMP, un monde pourri" ou encore "Etat d'Israël, Etat criminel", comme l'a rapporté Madjid Messaoudene, conseiller municipal PCF de Saint-Denis, qui affirme avoir vendu 200 à 250 de ces accessoires "sanitaires" à un euro pièce depuis vendredi.
"On s'est dit qu'avec ces masques on pouvait se protéger de la connerie, du gouvernement, des propos racistes d'Hortefeux... d'un peu tout", a expliqué au Figaro ce responsable politique. "C'est vraiment pour tourner en dérision la psychose dans laquelle ils sont en train d'essayer de nous faire plonger avec la grippe A".
Bref, la 74e Fête de l'Huma s'est ouverte dans une ambiance bon enfant et caustique à la fois. Et pour sa première soirée musicale, la bringue placée sous l'égide du 150e anniversaire de Jean Jaurès, fondateur du quotidien L'Humanité, avait un programme propre à attirer du monde.
ce fut le cas, puisque, après les brillantes compositions des Clermontois de Cocoon et de leur jeune chanteuse Morgane, et le bluefunk de feu, baigné de bleu et d'orange, de Keziah Jones, ce fou de Manu Chao, avec le Radio Bemba Sound System, a électrisé dans un délire de lumières les quelque 80 000 spectateurs présents, qui en ont redemandé encore et encore. De bon augure en vue du record d'affluence que les organisateurs se sont fixé pour objectif (500 000 personnes), d'autant que des pointures telles que Julien Clerc sont attendus d'ici à la fin des festivités, dimanche soir.
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