Alors qu'elle a mis en moins d'un an le Tout-Hollywood à ses pieds, la comédienne française Marion Cotillard, 33 ans, compagne de Guillaume Canet, est en couverture de L'Express Styles.
La star de La Môme a accordé une longue interview à l'hebdomadaire, et ce fut l'occasion pour elle de revenir sur son nouveau statut, sur ses films à sortir et ses projets à venir. Extraits.
Tout d'abord, elle qui vit entre Londres et Los Angeles depuis un an, quel rapport entretient-elle avec sa ville, Paris : "Un lien très fort. Parce que je suis née ici, parce que, culturellement, cette ville est unique. Je l'aime pour ses musées, pour la place des Vosges, pour ses cinémas, et surtout pour ce qu'on y mange !"
Dans Public Enemies (voir la bande-annonce), son personnage - Billie Frechette -, n'est pas un faire-valoir. Heureuse d'avoir un vrai rôle à défendre dans un grand film hollywoodien ? "Si on regarde bien, les femmes ont toujours des rôles complets dans les films de Michael Mann. Elles ne sont pas simplement, pour reprendre une expression très courante là-bas, le "love interest" du héros. Même "Miami Vice", qui est un film d'hommes, se termine par une belle image de Gong Li. Michael Mann a un vrai respect des femmes, et ça se voit dans son oeuvre".
Et comment s'est passé ce tournage long et lourd ? "Les enjeux, le fait que mes partenaires (Johnny Depp et Christian Bale, ndlr) soient des stars, je n'y pense jamais. En revanche, j'étais ultrastressée à l'idée que mon accent américain ne soit pas crédible. A chaque fin de prise, j'étais mal si je ne voyais pas ma coach lever les pouces pour me dire que c'était bien. Il a fallu que Michael Mann me dise de lâcher un peu prise pour que je me désinhibe. Un peu !"
Alors que Marion tournait Nine, Mélanie Laurent était sur le plateau d'Inglourious Basterds (voir la bande-annonce), de Quentin Tarantino. Lui a-t-elle donné des conseils ? "Je lui ai juste dit que la notion de travail était très forte là-bas. Mais Mélanie n'avait pas vraiment besoin de conseils. J'étais à Londres pour "Nine" pendant qu'elle tournait à Berlin. Le soir, quand on s'appelait, on était comme deux petites filles en plein conte de fées".
Va-t-elle devenir trop chère pour les productions françaises ? "Non, ce serait ridicule de ma part de ne pas m'adapter. Sur le Karim Dridi (Le dernier vol, avec Guillaume Canet, en salles le 25 novembre, ndlr), par exemple, que je viens de tourner et qui a été difficile à monter, il n'y avait pas beaucoup d'argent. Eh bien, on a coupé mon cachet, car j'avais envie que le film existe".
Heureuse de retrouver prochainement encore son Guillaume Canet, pour son troisième long métrage - Les petits mouchoirs ? "Oui. Cependant j'ai toujours protégé ma vie privée, tout simplement parce que je ne sais pas raconter cette partie de moi. Mais je ne suis pas dupe, je sais que je vais avoir droit à certaines questions sur les deux prochains films".
Et c'est comment de bosser avec Guillaume ? "C'est assez naturel, plutôt très agréable".
Enfin, où a-t-elle mis son Oscar remporté l'année dernière à Hollywood ? "A Paris, dans mon salon, qui n'est pas vraiment un salon, d'ailleurs, car j'habite une sorte de cabane. En réalité, je n'y vis pas. Mon chez moi, maintenant, c'est là où je travaille !"
Adam Ikx
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