Alors que la saison 5 des enquêtes trépidantes et souvent caustiques de l'équipe de NCIS a laissé les fans de la série en état de choc, avec le meurtre de la boss de l'agence et ex-amante de Gibbs, Jenny Shepard (Lauren Holly), Jethro et sa bande reviennent dès ce soir sur M6, pour la sixième saison (la septième est d'ores et déjà en cours de production).
Pour eux aussi, malgré les bons mots et la cinéphilie de DiNozzo (Michael Weatherly), le piquant d'Abby (Pauley Perrette) ou le flegme malicieux de Ducky (David McCallum), les bouleversements qui les attendent risquent de mettre leurs nerfs à rude épreuve.
Dans Télé 7 Jours, après s'être emporté contre la création d'un spin-off, Mark Harmon, le charismatique chef de meute Leroy Jethro Gibbs, roi de la taloche punitive, confie qu'il fut un des seuls à être au courant par avance de la disparition de Jenny - un personnage dont la mort fait écho à celle, dramatiquement brutale, de Caitlin (l'agent Todd, campé par Sasha Alexander) à la fin de la saison 2 : "Elle [Jenny] manquera à l'histoire, mais, pour rester captivante, la série a besoin de sang neuf. Et donc, aussi, de départs. Pour les acteurs, cette disparition a été une surprise, car le script leur avait été distribué le matin même, afin de maintenir le suspense. Moi, j'avais été averti en amont, mais nous n'avons pas révélé la mort tragique de Jenny au reste de l'équipe afin d'éviter les fuites (...) Comme comédien, j'appréciais énormément Lauren [interprète de Jenny], avec qui j'avais déjà travaillé sur la toute dernière saison de Chicago Hope dans les années 1990."
Le sang neuf, en l'occurrence, c'est le nouveau patron Vance, incarné par Rocky Carroll. Un personnage dont on aura vraisemblablement du mal à savoir s'il s'agit d'un "salaud ou d'un gentil" - étincelles garanties, entre Jethro et lui. Si cette arrivée est le gage d'une énergie nouvelle, Mark Harmon en profite pour livrer une des recettes de la créativité de la série : "A Hollywood, NCIS est un cas. La complicité entre les acteurs nous permet d'improviser en permanence. De nos blagues naissent nos meilleurs dialogues. Cette bonne entente est le sel de la série."
Quant à la fin nécessaire du personnage qui l'a starisé, qui survit pour l'instant à ses défunts collègues : "Je serais triste de perdre un rôle qui m'a procuré une telle satisfaction", admet-il tout en évoquant son affection, mais pas son identification, pour son personnage - "Même s'il m'intéresse surtout pour ses failles, comme la douleur qu'il cache d'avoir perdu sa première femme et sa fille (...), je ne crois pas que nous pourrions être amis. Il n'est pas très doué pour l'intimité. Je suis un père de famille et l'homme d'une seule femme depuis 22 ans. Lui a été marié quatre fois, et sa relation la plus intime, ce sont ses bateaux, qu'il passe son temps à construire et à brûler !"
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