Le 22 octobre prochain paraîtra le premier volet du diptyque consacré à Jacques Mesrine. Intitulé L'Instinct de mort, il sera suivi en 2009 d'un second pan, L'ennemi public numéro 1, pour un portrait incarné par Vincent Cassel de "l'homme aux mille visages", dont les prouesses criminelles — braquages, assassinats, évasions — ont secoué les années 1970.
En marge du Festival de Cannes, où toute l'équipe est apparue pour la projection du dernier Indiana Jones, le producteur Thomas Langmann organisait une fête pour le film, peu après le passage sur le plateau du Grand Journal de Canal + de Vincent Cassel et Ludivine Sagnier. L'occasion pour nous de revenir en chiffres, avec lepoint.fr, sur ce "blockbuster" français de la rentrée.
- 1977 : année de parution de l'ouvrage autobiographique L'Instinct de mort. Thomas Langmann en acquiert définitivement les droits exclusifs en 2005, trois ans après avoir mis une option dessus.
- 304 898 euros : c'est la somme que se partagent les trois enfants de Mesrine au titre de la cession des droits, assortie de 6% des recettes nettes du producteur. Thomas Langmann a également déboursé 22 000 euros pour un second ouvrage sur le sujet (Je n'ai pas le droit à l'oubli, de Jeane Schneider, ancienne compagne de Mesrine), à titre de documentation.
- 21,6 millions d'euros : c'est le budget global de ce projet, soit le sixième plus gros budget du cinéma français. Une habitude pour Thomas Langmann, producteur du champion en titre, Astérix aux Jeux Olympiques. Le réalisateur Jean-François Richet empochera 350 000 euros minimum, plus 7% après amortissement du film. Quant au scénariste, il est assuré de toucher 135 000 euros, auxquels pourront s'ajouter 33 750 euros par tranche de 500 000 spectateurs à partir de 1,5 million d'entrées.
- 4 137 000 euros : c'est ce qu'a déboursé Canal + pour acquérir la première diffusion cryptée. M6, coproducteur, a sorti 1,5 million d'euros. Quant à Universal, les droits DVD pour 15 ans ont coûté 2,5 millions d'euros.
Et côté casting, nous direz-vous ? Vincent Cassel, vedette de cette production, sera le seul membre de la distribution à percevoir un intéressement sur les résultats en plus de son cachet. A noter qu'il touchera également un bonus de 720 000 euros pour les deux films (en raison des contraintes physiques du rôle et de la durée de tournage).
Mais quand on voit le casting mirobolant de ce dyptique, avec notamment Gérard Depardieu et Clovis Cornillac (cliquez ici pour en voir le détail, ainsi que la bande-annonce), on comprend mieux ce déluge de chiffres exorbitants...
On souhaite bonne chance au film et à Thomas Langman, qui est à peine rentrer dans son investissement pour Astérix aux Jeux olympiques.
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