Réactualisation du 18 septembre à 15h35 : La lettre de Jean-Pierre Treiber, reçue par l'hebdomadaire Marianne a été authentifiée. La carte du détenu qu'il a produite est bien la sienne, a déclaré le procureur d'Auxerre. Son avocat Maître Eric Dupont-Moretti a déclaré que c'était la missive "d'un homme désespéré". Il est certain, que cette lettre démontre une certaine culture de celui qui est considéré comme le meurtrier présumé de Géraldine et Katia. Les phases sont convenablement tournées et peu de fautes d'orthographe (4). Cet homme a toujours été présenté comme "un rustre" et un "homme des bois", un peu inculte... apparemment à tort. Il semblerait qu'avec cette évasion réussie depuis 10 jours (la police à l'air de ne plus savoir du tout où il est...), l'écriture et l'envoi de cette lettre avec les précautions qu'il a prises, les policiers, le juge d'instruction et les experts se soient beaucoup trompés sur son compte et ses capacités ! A suivre...
C'est une missive manuscrite, écrite au stylo bleu sur un banal papier à lettres blanc et signée de la main de Jean-Pierre Treiber, qui est parvenue à la rédaction du magazine Marianne. Après analyse des éléments et consultation de Me Eric Dupond-Moretti, avocat du présumé assassin de Géraldine Giraud et Katia Lherbier, en cavale depuis sa rocambolesque évasion le 8 septembre dernier, la revue a décidé de publier ce document qu'elle estime authentique - comme semble le corroborer une pièce jointe : la carte de détenu à piste magnétique au matricule 13855, celle de Jean-Pierre Treiber.
Postée le 14 septembre, en France, selon toute vraisemblance, la lettre entend dénoncer l'injustice dont le meurtrier supposé de la fille de Roland Giraud et son amie se dit victime, et délivre une information de première importance : bien qu'en cavale, Jean-Pierre Treiber affirme qu'il se présentera bien à son procès. Il est donc si certain que la police ne le retrouve pas avant ?
Mais, d'ici-là, il demande à ce qu'on prenne acte de ses griefs ("On ne m'a jamais accordé la présomption d'innocence") et à ce qu'on diffuse photos et portraits robots qui sont dans le dossier du juge. Justifiant son évasion par la nécessité d'échapper à la tentation du suicide et de faire entendre sa voix, il ponctue ainsi son courrier : "Cette lettre est un petit aperçu de l'injustice que je subis. J'ai donc choisi cette solution d'évasion qui n'est pas la meilleure, mais c'est peut-être le seul moyen de me faire entendre avant le procès où je serai présent."
Voici l'intégralité du texte de cette lettre - dont nous vous proposons également les images :
"Lettre à votre journal,
Je ne me suis pas évadé, j'ai repris une petite partie de [ce que] les assassins, "les vrais" m'ont volé, car je ne supportais plus la détention, étant au bord du suicide, ce qui aurait arrangé les affaires des coupables et des personnes qui ont instruit cette affaire à charge contre moi. J'avais confiance en la justice mais je me suis trompé, on s'est acharné sur moi, sur mon entourage, en oubliant d'approfondir les relations de Géraldine.
Le juge n'a jamais démenti les accusations fausses colportées par la presse, j'ai été interdit de parloir avec ma propre famille pendant 2 ans, et sans explication m'a fait profiter d'un séjour d'un an à Fresnes !
On ne m'a jamais accordé la présomption d'innocence.
Aujourd'hui, je veux que le juge ou le procureur donne l'intégralité des photos prises à Château lors des perquisitions à mon avocat.
Je veux aussi la diffusion dans la presse des 2 portraits robot.
Cette lettre est un petit aperçu de l'injustice que je subis.
J'ai donc choisi cette solution d'évasion qui n'est pas la meilleure, mais c'est peut-être le seul moyen de me faire entendre avant le procès où je serai présent.
Treiber J-Pierre"
Faire un lien vers cet article







Cliquez sur un smiley pour l'insérer.