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Michael Jackson : Retour sur ses plus beaux clips, avec les plus grandes stars, et les plus belles histoires...

Michael Jackson,  Billie Jean
38 photos
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Michael Jackson, Billie Jean
Bad Bad

Le roi (de la pop) est mort ; vive le roi. Du deuil immense à la célébration intense, la communauté mondiale de ceux qui aiment la musique était en état de choc, il y a un an jour pour jour, lors de la funeste annonce. Chez les fans les plus ardents, on se refusait à accepter la vérité physique de la chose : Michael Jackson est mort.

Bien que les plus irréductibles crient encore au montage, la dernière image léguée malgré elle par la star planétaire, ce fut lorsqu'on l'aperçut pour la dernière fois, dans une ambulance la conduisant à l'hôpital Ronald-Reagan d'UCLA.

Une ultime image qui parachève prématurément la saga d'une des plus grandes icônes du monde de la musique, décédée à 50 ans au terme de plus de quarante ans de carrière : plus que quiconque, Michael Jackson avait érigé la culture de l'inaccessible en stade ultime de la starisation et donc... de l'idolâtrie.

Mais, outre son image, modelée dans le temps à l'aune de son génie excentrique, c'est... l'Image et son travail qu'il a révolutionnés : pionnier de l'utilisation des clips comme outil de promotion des créations musicales, le King of Pop était devenu le pape du vidéo clip avec la parution du mythique Thriller, indissociable de l'émergence et du succès de la chaîne MTV qui s'intéressait sérieusement à son cas depuis Billie Jean et Beat it. Petit parcours vidéographique arbitraire, quelques images de... "HIStory".

Billie Jean, A king was born (1983)

Quelques mois après la sortie du premier single extrait de l'album Thriller, The girl is mine (avec Paul McCartney), Billie Jean, un titre qui a bien failli passer à la trappe en raison d'un désaccord avec le producteur Quincy Jones, devait couronner Michael Jackson "Roi de la pop". Mais plus encore, puisque son clip a été déterminant dans le succès de MTV, qui s'est affranchie de tous clivages raciaux en diffusant le premier clip d'un artiste noir sur son antenne, considérant jusqu'alors que la musique noire n'était pas suffisamment "rock" pour son image. Réalisé par Steve Barron (à qui on doit également le Take on me de A-Ha), l'impact sociologique de cette géniale vidéo (split-screen faisant la part belle aux chorégraphies, dalles lumineuses, etc.) qui a boosté les ventes de Thriller ne se limite pourtant pas à cela : le look de Michael a été copié par toute la jeunesse américaine. A l'annonce du décès de la star, MTV a interrompu ses programmes pour diffuser le clip de Billie Jean.

Beat it, Michael rocks (1983)

Paru six semaines à peine après Billie Jean, Beat it rejoint immédiatement le single précédent au sommet des charts. Sous l'impulsion de Quincy Jones, qui voulait s'aventurer avec Michael Jackson du côté d'une chanson de rock'n'roll noir forte, le génie de la guitare Eddie Van Halen, déjà célèbre pour sa pratique du tapping et son jeu virtuose en général, y appose sa griffe à la guitare électrique. Inspirée du musical West side story, la vidéo réalisée par Bob Giraldi moyennant un investissement de 150 000 dollars (de l'époque), a marqué les esprits et le business par son recours aux chorégraphies collégiales, boostant l'activité des danseurs et s'imposant comme une des spécificités magistrales de Michael Jackson.

Thriller, le grand frisson (1984)

On a à peu près tout écrit et tout lu sur le clip de Thriller (et c'est finalement le spectacle de cette vidéo qui est le plus éloquent), d'une facture en elle-même révolutionnaire : il s'agit d'un court-métrage de 14 minutes (pour une chanson de 5'58) tourné sur un support film (35 mm). Cette fois, l'innovation n'est plus seulement dans le travail de l'image et de la chorégraphie : bien au delà, Thriller impose la pertinence de la trame scénaristique d'un clip. Le corollaire : le clip devient un outil commercial incoryablement puissant pour soutenir la sortie des albums. A partir de Thriller, c'est la pratique de tous les artistes qui va s'en trouver modifiée. On ne peut que le constater, de façon flagrante, de nos jours (et d'autant plus avec l'essor d'Internet) : on ne parle pas temps du nouveau single d'untel que du nouveau clip qui l'accompagne... Un incroyable bond en avant conceptuel, à jamais copyrighté Michael Jackson. Réalisée par le cinéaste John Landis (qui récidivera pour Michael Jackson avec Black or White), cette oeuvre audiovisuelle devint la plus chère de l'histoire (500 000 dollars de budget) a également donné lieu au premier making of d'un clip - une cassette vidéo qui a pulvérisé les records de vente... Les chorégraphies sont l'oeuvre de Michael Peters (déjà chorégraphe sur Beat it). Pour le reste : effets spéciaux (irruption visionnaire du morphing), déroulement horrifique, musiques additionnelles du fameux Elmer Bernstein (qui venait alors d'assister Landis sur Le Loup-Garou de Londres... A real thrill...

Bad, septième art et septième ciel musical, 1987

Trois ans plus tard, le clip de Bad réaffirme la nouvelle donne décidée, inventée, imposée par Michael Jackson : reprenant l'univers de la rue investi par Beat it, il s'agit, dans sa version longue, d'un court métrage de 18 minutes signé Martin Scorsese d'après un scénario de Richard Price. On y retrouve une autre composante phare des clips cinématographiques du King of Pop : la participation de stars, en l'occurrence Roberta Flack et Wesley Snipes.

Black or White, de toutes les couleurs, 1991

S'il est difficile, désormais, de maintenir le secret absolu d'un clip avant sa diffusion officielle, la parution de Black or White (premier extrait de l'album Dangerous) le 14 novembre 1991 passionnera simultanément... 500 millions de téléspectateurs dans le monde. John Landis est aux manettes, et, comme dans sa précédente réalisation Thriller, il réutilise le concept du morphing. Parmi les célébrités qui y apparaissent, l'enfant star Macaulay Culkin (au début) et la top naissante Tyra Banks (à la fin). La dimension inter-raciale de ce titre et de son clip a suscité controverse et effervescence raciste : la vidéo a d'ailleurs été amputée à plusieurs occasions...

In the closet, sensuel et asexué, 1992

Image sépia, chorégraphies techniques empreintes d'un fort caractère sexuel (la chanson répond d'une certaine façon aux questionnement intrusif des médias sur la sexualité de l'artiste : "in the closet" est en effet un idiome anglais relatif à ce jardin qu'on veut garder secret) : le clip d'In the closet, réalisé par le photographe spécialiste de la photographie noir et blanc Herbert Ritts, impressionne, du fait également de la participation de Naomi Campbell. Pour les besoins de cette vidéo, le mannequin fait du playback, puisque la voix féminine sur ce titre, originellement créditée "Mystery Girl", n'est autre que celle de... Stéphanie de Monaco.

Heal the World, popstar messianique, 1992

Le morceau qui est parvenu à détrôner Whitney Houston du sommet des charts, qu'elle occupait avec I will always love you, est aussi la chanson dont Michael Jackson, en 2001, s'est dit le plus fier. Si Black or White abordait avec une énergie rock la thématique de la fraternisation mondiale, Heal the World se saisit de l'urgence d'une solidarité planétaire - elle donnera son titre pour nom de la Heal the World Foundation. C'est l'un des rares clips de Michael Jackson où il n'apparaît pas, préférant mettre en scène des enfants défavorisés du monde entier.

You are not alone, l'ange gardien, 1995

Ultime chanson de Michael Jackson à atteindre la première place des charts américains de son vivant, You are not alone, écrite par R. Kelly et produite avec lui, voit apparaître son épouse d'alors, Lisa-Marie Presley, dans son clip. Le couple étant à moitié nu dans une atmosphère mystique. Sur la version longue parue sur HIStory on film, Michael Jackson est doté, via des effets spéciaux, des ailes d'un ange gardien.

Celui qui chantait, sur son "récent" album Invincible, Heaven can wait, n'aura malheureusement pas fait attendre le paradis des artistes suffisamment à notre goût...

Guillaume Joffroy

 

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