Un million d'euros par titre de champion du monde : c'est le ratio à l'oeuvre dans le salaire qu'offre Mercedes à Michael Schumacher pour son retour sur les circuits, et c'est bien l'objet de la discorde.
L'ex-Baron Rouge, après avoir renoncé à remplacer le revenant Felipe Massa en raison d'une incertitude sur sa condition physique, a officiellement annoncé son retour à la F1, au volant d'une monoplace Mercedes (nouvelle écurie, ex-Brawn - championne des constructeurs l'an passé). A la clé, un contrat de trois ans, moyennant sept millions d'euros par an, selon la presse allemande.
Une somme considérable, qui fait grincer des dents dans les rangs du personnel du constructeur allemand : "C'est difficile à faire passer aux gens, pour beaucoup de collègues, c'est inimaginable", a déclaré le chef du comité du personnel de l'usine Mercedes à Brême (nord-ouest), Uwe Werner, au quotidien Frankfurter Rundschau. "Le personnel aurait compris si Mercedes avait plutôt abandonné le marché de la Formule 1", a-t-il ajouté, faisant allusion à la récente décision de délocalisation du géant automobile concernant la production de sa classe C.
Du côté de la direction du groupe, on défend cet "investissement pour l'avenir" et un coup de pub qui devrait doper les ventes tout en accroissant le prestige de la marque.
Face à la grogne des salariés, les constatations d'un expert en automobile de l'université Duisbourg-Essen ne seront d'aucune aide : le spécialiste, pointant par ailleurs le fait que le créneau sportif n'est pas la valeur essentielle de l'identité de marque de Mercedes, estime que l'engagement de Mercedes en Formule 1 n'est pas rentable, contribuant à "développer des coûts pour le groupe qui ne sont pas en relation avec les possibles recettes". "Chaque véhicule doit être vendu entre 200 et 300 euros plus chers pour financer la Formule 1 chez Mercedes", fait-il encore remarquer.
Schumi a intérêt à faire des étincelles !
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