S'inspirer d'un artiste peut parfois s'appeler du plagiat.
En février dernier, nous vous racontions que Michael Jackson s'était librement approprié la célèbre phrase musicale de la chanson de Manu Dibango, Soul Makossa, "Mamako, Mamassa, Mamakossa", créée en 1972, pour l'utiliser sur son tube de 1982 Wanna be startin' somethin' qui figure sur l'album Thriller, vendus à plus de 100 millions d'exemplaires dans le monde.
A l'époque, les représentants de Michael Jackson, ne voulant pas que cette affaire s'ébruite, avaient versé deux millions de francs à Dibango et à son éditeur. Le chanteur camerounais renonçait alors à ses droits sur Wanna be startin' somethin' tout en gardant "le contrôle sur les futures adaptations de Soul Makossa et les éventuels extraits utilisés", comme le rapporte Le Parisien.
Puis, en 2007, c'est Rihanna, en toute bonne foi et en grande fan du King of Pop qui a utilisé ce sample (court extrait d'une chanson utilisé dans une autre, ndlr) dans son hit interplanétaire Don't stop the music. En outre, un remix de Wanna be startin' somethin' signé par Akon figure sur l'édition du 25e anniversaire de Thriller.
Trop c'est trop !
Manu Dibango, 75 ans, vient d'assigner Michael Jackson et Rihanna pour plagiat et pour enfin percevoir ses droits d'auteur devant le tribunal de grande instance de Paris et leur réclame 500 000 euros. Une somme bien dérisoire quand on pense aux centaines de milliers voire de millions de disques vendus par ces deux artistes à travers le monde.
Maître Laurence Goldgrab, l'avocate de Monsieur Dibango, plaidera le 3 février un référé pour pour demander le blocage des droits d'auteur en France de Rihanna. Elle demande aussi l'interdiction pure et simple des morceaux en question.
Emma d'Uzzo
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