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Nathalie Baye : "Mes parents étaient assez malheureux, à dire vrai"

Les confidences de l'actrice sur son enfance et son parcours professionnel.

La comédie ou le drame siéent à merveille à Nathalie Baye, que l'on adore autant dans Absolutely Fabulous que dans Le Petit Lieutenant. L'actrice française revient au cinéma avec le long métrage Préjudice, une oeuvre troublante dans laquelle elle joue une mère face au comportement inquiétant de son fils parmi les siens. Pour Causette, elle vient sur sa propre famille, revivant son passé avec ses mots sincères et sa fantaisie. Elle fait ainsi le portrait tendre de son ancien compagnon Johnny Hallyday, père de sa fille Laura, mais parle aussi de ses parents avec franchise.

Nathalie Baye ne se destinait pas à être actrice. Ce sont les rencontres de la vie qui l'ont menée là où elle en est aujourd'hui. Elle est fille de peintres qu'on peut décrire comme bohèmes : "C'étaient des marginaux. Des rêveurs... Pas très bosseurs, je trouve, rétrospectivement. Ils étaient assez malheureux, à dire vrai. Ce n'était pas facile de ne pas être reconnu. Ils avaient une grande qualité en revanche : ils étaient très drôles." Un aspect qu'ils ont transmis à leur fille. Ce sont ses proches, la réalisatrice Tonie Marshall - Vénus beauté (Institut) - et Dominique Besnehard (ex-agent de stars) qui le disent. Elle l'avoue aussi : "Même dans les moments les plus tristes, je suis capable de faire marrer tout le monde. Je trouve que l'humour est une arme absolument géniale. J'arrive même à me faire rire toute seule !"

J'enviais les familles de mes amis où tout était organisé et normal

Pour faire vivre la famille, son père fait des petits boulots et sa mère publie un livre sous pseudo, La Guerre à côté, "assez réussi, du reste", selon leur fille. Avoir des parents qui ne répondent pas aux critères habituels lui offre un cadre déstabilisant : "Tous mes amis m'enviaient mes parents et, moi, j'enviais les familles de mes amis où tout était bien organisé et normal." Mais, comme le relève Causette, cela s'est avéré être un avantage par rapport au fait qu'elle était dyslexique et, de ce fait, mauvaise élève : "Ils ont eu l'intelligence de me laisser rêver."

Nathalie Baye se rêve donc sur la piste et intègre l'école de danse de Monaco. Qui dit danse classique dit rigueur : "J'ai mis ma crise d'adolescence au placard ! Mes parents ne m'ont pas laissé la possibilité de la vivre. Au moment où j'aurais dû la faire, ils ont fait la leur à retardement." Et ils se séparent. Elle part danser à New York et quitte ainsi son frère : "J'ai un frère qui a douze ans de moins que moi... Du coup, nous sommes deux enfants uniques." Très mature, elle a tendance à s'amouracher avec des hommes pas toujours faciles, comme Philippe Léotard, mais reste toujours très ancrée dans la vie : "J'ai toujours réussi à avoir la tête dans les étoiles, mais les pieds sur terre. Avec les parents que j'ai eus, c'était une question de survie."

Succès et traversées du désert

C'est dans la Grosse Pomme qu'elle croise François Truffaut, qui la choisit pour jouer la scripte de La Nuit américaine et la révèle au monde. Avec lui, pas d'idylle mais une belle amitié : "On piquait des fous rires sans nom." Suivra la carrière qu'on lui connaît, pas exempte de traversées du désert, notamment entre le film de Nicole Garcia en 1990, Un week-end sur deux et Vénus Beauté (Institut) : "C'est dur. Ce n'est pas parce qu'on a fait plein de belles choses avant que les doutes ne reviennent pas au galop. On se dit qu'on ne vaut plus un clou, qu'on est moche, vieille et mauvaise. Mais, en même temps, quand le travail revient, on l'apprécie d'autant plus."

Drôle, franche, elle est aussi concernée par les blessures du monde. Nathalie Baye a pris position sur RTL pour Jacqueline Sauvage, cette femme qui avait tué son mari en 2012 après plusieurs dizaines d'années d'un enfer conjugal fait de coups et d'abus sexuels de ses propres filles - elle a été condamnée à dix ans de prison par la cour d'assises de Blois, en décembre dernier. À ce sujet, la comédienne déclare : "J'espère que le président de la République va réagir", faisant référence à la grâce présidentielle que ses filles demandent. Elle ajoute : "C'est dramatique pour cette femme, mais aussi pour ses deux filles. Parce que, après ce qu'elles ont vécu, savoir que la mère va être incarcérée pendant six ans, ça paraît tout à fait insupportable et monstrueux." Sa collègue Anny Duperey a elle aussi fait part de son soutien lors de la manifestation pour demander la grâce de Jacqueline Sauvage, le 23 janvier dernier.

Retrouvez l'intégralité de l'article dans le magazine Causette du mois de février 2016.

Nathalie Baye est à l'affiche du film Préjudice, dès le 3 février.

Bande-annonce du film Préjudice, en salles le 3 février
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