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Nicolas Hulot et la rumeur : Prédateur sexuel, séducteur ou homme à abattre ?

L'enquête d'"Ebdo" que le ministre de la Transition écologique et solidaire a contestée est désormais dévoilée dans son intégralité..

Il a essayé, hier, la stratégie d'anticipation en communication de crise, dont l'efficacité ne fait pas l'unanimité. À présent, Nicolas Hulot doit faire face à la parution de l'intégralité de l'article d'Ebdo, titré "La parole d'une famille, la conscience d'un homme." La nouvelle revue d'enquêtes consacre sa couverture et huit pages au "secret enfoui depuis vingt ans" du ministre de la Transition écologique et solidaire. Le dossier s'inscrit bien sûr dans le contexte de libération de la parole des femmes. Les révélations ont démarré à Hollywood avec l'affaire Weinstein, avant de toucher tous les milieux professionnels, y compris le milieu politique. En France, le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin a d'ailleurs dernièrement fait l'objet d'une plainte pour viol, qu'il conteste.

Si Nicolas Hulot a martelé le 8 février sur RMC qu'il "n'y avait pas d'affaire", pour Ebdo au contraire, il y en a deux. Dans la première – des accusations de harcèlement sexuel d'une ancienne collaboratrice de sa fondation –, Nicolas Hulot, déjà fragilisé par de récentes attaques sur sa fortune, a répondu avec fermeté : "La réponse est non. (...) Cette personne parfaitement identifiée vous dira exactement la même chose et n'a jamais déposé plainte contre moi." Ebdo évoque une femme de 31 ans, ancienne salariée de la fondation Hulot et aujourd'hui chargée de mission à l'Assemblée nationale. Entendue dans le procès verbal de l'affaire Denis Baupin – qui sera finalement classée –, elle aurait précisé au policier qu'elle avait déjà été victime de tels agissements par le passé. Aujourd'hui, elle dément formellement toute accusation envers le numéro 3 du gouvernement.

"Un acte sous contrainte", il y a vingt ans ?

Dans la seconde affaire – ledit "secret enfoui depuis vingt ans" –, Ebdo affirme que Nicolas Hulot aurait abusé d'une autre jeune femme durant l'été 1997 dans l'une de ses maisons, sans témoin, lors d'un rendez-vous professionnel. "On aurait pu se rencontrer dans plein d'autres endroits, mais c'est lui qui a insisté pour que cela se passe chez lui, dit-elle. 'Ma fille n'a jamais utilisé le mot viol devant moi, glisse le père de la jeune femme. Elle a toujours préféré parler d'acte sous contrainte.'" Les journalistes d'Ebdo, qui ont recoupé les témoignages de l'intéressée et de trois membres de sa famille, ont choisi de protéger son anonymat, quitte à ne pas diffuser certains détails. On saura seulement que son patronyme est très connu mais il ne sera jamais mentionné, respectant la volonté de la présumée victime de ne plus avoir de relation avec lui : "Je ne veux pas apparaître, ni maintenant ni jamais." Le Point avance de son côté qu'il s'agit de l'une des petites-filles de François Mitterrand.

Le mettre devant sa conscience

Celle qui est surnommée "Marie" pour les besoins de l'article n'a pas voulu porter l'affaire devant la justice. "Mon but n'était pas de le faire juger, mais de le mettre devant sa conscience. (...) J'ai tenu à ce qu'il sache les choses, et je lui ai fait savoir", confie-t-elle pendant un entretien d'une heure. Cet épisode au cours duquel elle avait 20 ans et lui 42 ans – et une popularité au beau fixe –, il lui a fallu du temps pour en parler à ses proches. Elle a même mis de côté la carrière qu'elle avait envisagée pour s'éloigner de la France et prendre une année pendant laquelle elle a fait le tour du monde. "Ma fille est devenu différente. Moi sur le coup, je n'ai pas su pourquoi. Elle s'est mise à détester son milieu professionnel", explique son père.

Un simple séducteur ?

Selon Bérengère Bonte, journaliste d'Europe 1 et auteure d'une biographie autorisée : "C'est simplement un grand séducteur, il a une petite collection de nanas, plein de conquêtes, rien de plus." Elle évoque le cas de la fille d'un ministre courtisée à la limite du harcèlement et cite les confidences de Florence Hulot, son épouse, faites au moment de l'écriture de la biographie : "Au début, je l'ai mal vécu. Maintenant, je relativise. Ou je fais l'autruche." Pour la journaliste, qui qualifie l'homme d'"intègre et courageux", sa renonciation aux présidentielles de 2012 résulte de la "panique de ne pas être aimé des gens et de devoir choisir un camp". Pour "Marie" et ses proches, cela ressemble davantage à la peur de voir un éventuel déballage de sa vie privée. Lorsqu'il a découvert le procès-verbal de cette supposée victime en 2008, il aurait été furieux et aurait essayé de joindre l'entourage de la jeune femme, en vain : "Elle ne voulait pas que nous lui parlions", indique son père.

Un homme à abattre ?

Avant même de venir s'exprimer dans les locaux de RMC/BFMTV le 8 février, Nicolas Hulot avait joint Ebdo pour répondre, par écrit, à une interview. Il déclarait déjà que les accusations de l'ancienne salariée de sa Fondation étaient sans fondement : "Je vous invite à vous mettre en relation avec l'intéressée." Quant à l'affaire plus ancienne de "Marie" remontant à 1997, ce sont pour lui des "propos mensongers et gravement diffamatoires." La procureur de la République de Saint-Malo, Christine Le Crom, a confirmé jeudi soir dans un communiqué qu'une plainte pour "un fait de viol" avait été déposée en 2008 contre Nicolas Hulot mais qu'elle avait été classée sans suite. Le ministre ajoute : "Je n'ai rien à me reprocher. Je ne peux en revanche que me demander qui manipule les médias en diffusant de telles rumeurs... Qui y a intérêt ? Qui essaie de me déstabiliser moi et de faire barrage aux combats que je mène ?"

Retrouvez l'intégralité de l'enquête dans le nouveau magazine Ebdo du 9 février 2018

Le magazine L'Ebdo du 9 février 2018
Le magazine L'Ebdo du 9 février 2018
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