Les "combattants de la cellule 34" ont refait feu : alors qu'il se remet, en vacances avec Carla Bruni, de son récent malaise et se prépare à être grand-père, Nicolas Sarkozy a bien failli recevoir une nouvelle lettre de menace assortie d'une munition.
Alors que Ségolène Royal a été récemment la première personnalité socialiste à être touchée par ces actions dirigées contre une partie du personnel politique de droite, un pli de même "calibre" a été intercepté au centre de tri postal de Montpellier - c'est précisément un Montpelliérain qui avait été interpellé début 2008 puis remis en liberté au printemps de la même année, suite à la première "salve" de menaces. Un autre du même genre a également été identifié au même centre de tri, adressé au sénateur-maire UMP de Béziers.
Ce courrier contenait une cartouche de carabine de chasse de calibre 375, accompagnée par un message s'en prenant à "la vieille garde de l'UMP", qu'il menace "d'accident" : "Coucou, on ne vous oublie pas", relève encore le JDD. Des mots qui font écho à l'annonce d'une "phase 2 de l'opération" évoquée dans une lettre adressée à l'avocate de l'informaticien au chômage et militaire de réserve qui avait été interpellé, l'an dernier.
La section antiterroriste de la PJ de Paris et la DRPJ de Montpellier ont été saisies de l'enquête.
Ce nouvel épisode pourrait par ailleurs continuer à doper le regain de popularité de Nicolas Sarkozy consécutivement à son pépin de santé : selon un sondage CSA réalisé pour le magazine VSD, 63% des personnes interrogées le trouvent "sympathique" (+15% par rapport à mai) et 80 % "courageux" (+5%), 53% estiment qu'il "fait un bon président" (+12%) contre 38% qui pensent le contraire (-17%), 50% jugent que le qualificatif "proche s'apllique bien à lui" (+14%).
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