Demain, toute la délégation tricolore et tous les fous de sport épris de victoire, pousseront de toutes leurs forces les 130 kilos de Teddy Riner, champion du monde et champion d'Europe en titre, vers l'or olympique qu'on lui promet.
Le meilleur espoir, aux J.O., du judo français — relativement moribond exception faite des deux médailles d'argent ramenées par Benjamin Darbelet et Lucie Decosse —, est un grand (2,04m) gamin, pétri de talent et de bonne humeur.
Mais quand il entre sur le tatami, c'est un tueur. Pourtant, lui, il en connaît une autre de tuerie : les voitures ! Dans une interview accordée au Figaro ce matin, éloquemment titrée "J'ai tout pour être heureux", le natif de Pointe-à-Pitre fait une confession... amusante (mais peut-être pas aux yeux de la justice) : "Je n'ai pas de voitures, mais je conduis. Je conduis depuis l'âge de 14 ans. Avec moi, il ne faut jamais laisser les clés sur une voiture. Les voitures, c'est une tuerie, j'adore."
En fait, tout ce qui manque aujourd'hui à son bonheur, c'est... le permis, comme il ne manque pas de le dire : il ne me manque "rien, je suis heureux de ce qui m'arrive et de ce que je fais, assure-t-il. J'ai une joie de vivre naturelle. Ah si, peut-être le permis de conduire ! Je serais content de l'avoir tout de même."
Et il sait déjà ce qu'il s'offrira alors : une Lamborghini. Evidemment. Un choix sûr, des goûts simples. Et puis, vu son gabarit, il lui faut du costaud. "Je peux déjà m'en offrir une, j'ai trois sponsors", se réjouit-il.
Tant que ça roule à Pékin, pas de problème.
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