Déjà inquiété dans les années 1970 dans une affaire de trafic d'armes international puis écroué 55 jours en 1978 suite à la mort de l'Allemand Dirk Hamer en Corse, sur lequel il avait tiré (il écopera plus tard, en 1991, devant les assises parisiennes, d'une peine incompréhensible de six mois de prison avec sursis pour détention et port d'armes), le prince Victor Emmanuel de Savoie n'en a pas fini avec les scandales et les démêlés judiciaires.
Le fils d'Humbert II, dernier roi d'Italie, et père du prince Emmanuel Philibert de Savoie, époux de Clotilde Courau, de retour en Italie après cinq décennies d'exil (sa famille avait signé les lois raciales de Mussolini, dont lui-même osa plus tard déclarer... qu'elles n'étaient "pas si terribles"), avait été arrêté en juin 2006 au bord du lac de Côme, et devra répondre de corruption devant la justice italienne.
Accusé de trafic de machines à sous, de corruption et de proxénétisme, des faits qu'il avait en partie admis (il faut avouer que les écoutes téléphoniques produites étaient à charge...), le prince avait été incarcéré une semaine à la prison de Potenza après son arrestation, au titre "d'association de malfaiteurs visant à la corruption et à l'exploitation de la prostitution", avant d'être assigné à résidence à Rome. En mars 2007, le parquet de Côme avait renoncé aux poursuites pour insuffisance du dossier, mais Rome et Potenza en ont décidé autrement, l'inculpant de corruption de fonctionnaires.
Coupable d'avoir utilisé ses relations "institutionnelles et maçonniques" au profit d'une véritable "société criminelle", Victor Emmanuel de Savoie, 72 ans, devra se présenter devant ses juges le 21 décembre prochain.
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