Brune volcanique passionnée de musique, Olivia Ruiz passe sur le divan. Pas n'importe lequel, celui du magazine Psychologies pour lequel elle offre son beau visage en couverture. La chanteuse, qui séduit encore une fois les foules avec son troisième album, Miss Météores, et est en tournée à travers la France, la Belgique et la Suisse, se livre avec sincérité et émotion, et parle notamment de la thérapie qu'elle a commencée. Extraits.
Déterminée et forte, Olivia cherche "la paix et la tranquillité". Si parler avec un thérapeute lui fait du bien, écrire est aussi une sorte de thérapie : "Je me suis rendu compte que l'écriture me libérait de ce qui me bloquait, je me suis donc mise à écrire sur des choses de plus en plus personnelles. La chanson Elle panique, au début, je ne voulais pas la mettre sur l'album. Je me disais que les gens n'en auraient rien à faire..."
Durant l'adolescence, la jolie et mutine Olivia était une jeune fille en pleine révolte : "J'ai eu une adolescence hyper difficile. J'étais en révolte, je trouvais mes parents pas assez bien, pas assez cultivés. J'avais besoin de m'affirmer." Aujourd'hui, elle se sent mieux mais elle garde en elle un problème de confiance, c'est pourquoi elle a entamé une thérapie il y a quelques mois. "Je commence aussi un travail par hypnose", ajoute-t-elle.
La Femme chocolat parle sans détours de la psychologie et de son utilité. D'ailleurs, son frère vient de finir des études de psychologie avec mémoire sur le rap-thérapie, la thérapie par le rap et le slam. Ses souffrances actuelles viennent en partie du poids de l'exil familial d'Espagne, qui se trouve sur les épaules frêles d'Olivia : "Je porte [...] la sensation d'avoir à conquérir encore une légitimité pour toute la famille."
Les blessures sont d'ailleurs profondes : "Mon grand-père fait carrément un déni. Il rejette tout ce qui est espagnol." Sa chanson Quedate ("Reste") est ainsi un appel à la transmission. Sur scène, son père la rejoint parfois pour cette chanson en espagnol, tandis que sur le titre Saule Pleureur, c'est son frère qui rappe à ses côtés.
Si l'arrivée de ses grands-parents en France a été très difficile, elle veut avancer, sans être gangrenée par des blessures du passé : "Ce que je veux, c'est être heureuse, et surtout évacuer le plus de choses possibles avant d'avoir des enfants. Je ne veux pas qu'ils héritent de souffrances qui ne sont pas les leurs."
Etre mère est un de ses désirs également : "Je me vois bien faire des enfants, au moins un petit roux qui ressemblerait à mon amoureux [Mathias Malzieu, leader de Dyonisos], et en adopter aussi". D'une manière plus large, elle veut : "une grande maison, avec mon amoureux, plein d'enfants, un jardin où je ferais pousser mes légumes.... Et beaucoup de musique bien sûr."
Avant tout, Olivia est une dingue de travail : "Mon père avait le café et son métier d'artiste. [...] Pendant neuf ans, mes parents n'ont pas pris un jour de vacances. C'est peut-être pour cela que je suis une dingue de boulot. Je n'accepte pas ce qui tombe tout cuit sans l'avoir profondément mérité."
Le 1er janvier 2010, cette pétillante artiste fêtera ses 30 ans. Le moment de faire son premier bilan, et celui d'Olivia est particulièrement foisonnant !
Déterminée et forte, Olivia cherche "la paix et la tranquillité". Si parler avec un thérapeute lui fait du bien, écrire est aussi une sorte de thérapie : "Je me suis rendu compte que l'écriture me libérait de ce qui me bloquait, je me suis donc mise à écrire sur des choses de plus en plus personnelles. La chanson Elle panique, au début, je ne voulais pas la mettre sur l'album. Je me disais que les gens n'en auraient rien à faire..."
Durant l'adolescence, la jolie et mutine Olivia était une jeune fille en pleine révolte : "J'ai eu une adolescence hyper difficile. J'étais en révolte, je trouvais mes parents pas assez bien, pas assez cultivés. J'avais besoin de m'affirmer." Aujourd'hui, elle se sent mieux mais elle garde en elle un problème de confiance, c'est pourquoi elle a entamé une thérapie il y a quelques mois. "Je commence aussi un travail par hypnose", ajoute-t-elle.
La Femme chocolat parle sans détours de la psychologie et de son utilité. D'ailleurs, son frère vient de finir des études de psychologie avec mémoire sur le rap-thérapie, la thérapie par le rap et le slam. Ses souffrances actuelles viennent en partie du poids de l'exil familial d'Espagne, qui se trouve sur les épaules frêles d'Olivia : "Je porte [...] la sensation d'avoir à conquérir encore une légitimité pour toute la famille."
Les blessures sont d'ailleurs profondes : "Mon grand-père fait carrément un déni. Il rejette tout ce qui est espagnol." Sa chanson Quedate ("Reste") est ainsi un appel à la transmission. Sur scène, son père la rejoint parfois pour cette chanson en espagnol, tandis que sur le titre Saule Pleureur, c'est son frère qui rappe à ses côtés.
Si l'arrivée de ses grands-parents en France a été très difficile, elle veut avancer, sans être gangrenée par des blessures du passé : "Ce que je veux, c'est être heureuse, et surtout évacuer le plus de choses possibles avant d'avoir des enfants. Je ne veux pas qu'ils héritent de souffrances qui ne sont pas les leurs."
Etre mère est un de ses désirs également : "Je me vois bien faire des enfants, au moins un petit roux qui ressemblerait à mon amoureux [Mathias Malzieu, leader de Dyonisos], et en adopter aussi". D'une manière plus large, elle veut : "une grande maison, avec mon amoureux, plein d'enfants, un jardin où je ferais pousser mes légumes.... Et beaucoup de musique bien sûr."
Avant tout, Olivia est une dingue de travail : "Mon père avait le café et son métier d'artiste. [...] Pendant neuf ans, mes parents n'ont pas pris un jour de vacances. C'est peut-être pour cela que je suis une dingue de boulot. Je n'accepte pas ce qui tombe tout cuit sans l'avoir profondément mérité."
Le 1er janvier 2010, cette pétillante artiste fêtera ses 30 ans. Le moment de faire son premier bilan, et celui d'Olivia est particulièrement foisonnant !
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