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Olivier Marchal et ses Flics bruts de décoffrage dégainent sur TF1... à voir absolument !

News publiée Le Jeudi 9 Octobre 2008 à 13:55
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Le polar français a pris un nouveau souffle et se remet à nous mettre hors d'haleine depuis qu'Olivier Marchal, un ancien de de la maison P.J. au parler aussi franc que ses réalisations sont tranchantes, a eu l'idée salvatrice de passer derrière la caméra.

Son premier long métrage, il le signe en 2002 : il s'agit de Gangsters, porté par Richard Anconina et Anne Parillaud, où la patte nerveuse et impudique du cinéaste se distingue déjà par cette rugueuse noirceur devenue sa marque de fabrique. A l'heure des séries policières aseptisées, dont les héros sont des laborantins et des geeks, le réalisateur de MR-73, révélé au grand public par l'époustouflant 36, Quai des Orfèvres, signe pour TF1 la mini-série Flics, à raison de quatre épisodes qui seront diffusés ce soir et jeudi prochain.

Au coeur de cette intrigue policière sans concessions, un duo d'antihéros amochés, campés par Yann Sundberg — qui rapproche son personnage de Constantine des antihéros tchekhoviens, usés, désabusés — et Frédéric Diefenthal, qui tient sans doute enfin avec Yach, un personnage d'écorché vif, un rôle où il pourra s'exprimer pleinement. L'épouse d'Olivier, Catherine Marchal, tentera de mettre de l'ordre entre eux.

Dans VSD, à quelques heures de la diffusion de cette fiction française événement, Olivier Marchal, 49 ans, revient sur la naissance contrariée de ce projet, initialement pensé pour Canal+ (il prépare d'ailleurs un nouveau polar, Braquo, pour la chaîne cryptée) : "nous [Olivier et son coauteur, Philippe Isard, NDLR] avons donc rencontré cette 'personne' [Takis Candilis, directeur de la fiction puis des programmes jusqu'en mars 2008, NDLR] et son assistant, qui nous ont dit vouloir changer l'image de la chaîne, et rechercher des séries modernes. On a donc écrit les deux premiers épisodes et on s'est tout repris dans la gueule. Je ne dis pas que ce qu'on avait fait était génial, je dis juste que notre boulot ne méritait pas le mépris qu'on nous a opposé. En face, on avait des réflexions aussi constructives que 'c'est de la merde', 'vous êtes des cons'. Et puis, surtout, ils ont fait réécrire les épisodes dans notre dos, en édulcorant tout ce qui faisait la moelle de cette histoire. C'était devenu 'Oui-Oui au quai des Orfèvres'. (...) Et puis les choses ont changé. La production a tout repris en partant de ce qu'on avait déjà écrit."

La moelle, la chair, les nerfs, les "fêlures". Voilà ce qui compte, dans l'art du polar d'Olivier Marchal, aux yeux de qui seules 24 heures chrono et The Shield, parmi les productions US, trouvent grâce : "Etre flic, c'est entrer dans la vie par la porte des chiottes, balance-t-il. Le matin, tu te retrouves à traiter d'une affaire de pédophilie. Puis tu arrêtes un type qui a passé sa mère à la broyeuse à viande et, le soir, tu rentres dans un appart entièrement vidé par ta femme qui s'est barrée, c'est ça la réalité ! On n'est pas dans Deux flics à Miami, avec les chemises à fleurs et les super caisses ! (...) Des flics qui vont bien, je n'en connais pas beaucoup. Ce qu'on voit, ce qu'on vit tous les jours dans ce boulot modifie notre vision des choses. Je suis père de trois enfants, et j'angoisse chaque jour en les regardant partir à l'école."

Ce postulat posé, reste à trouver l'équilibre entre la violence et la conscience d'auteur. Mais il faut aussi composer avec la vision du diffuseur : "J'avais écrit les rôles pour deux mecs de 45 ans, blasés, un peu en fin de parcours, explique-t-il. Mais les scénaristes, les producteurs ont eu la bonne idée d'en faire deux jeunes chiens qui se bouffent la gueule. C'est autre chose, mais c'est intéressant, glamour et plus sexy. Je suis fier d'y être associé".

A la base, le rôle de Constantine semblait destiné à Richard Anconina. Yvan Attal et Simon Abkarian (Le Serpent, Casino Royale) avaient également contactés. Mais Takis Candilis "a jugé le premier trop 'intello', et pour le second, il a dit : 'je ne le connais pas et puis il est moche !". "Voilà à qui on avait affaire, déplore Marchal. J'en étais malade à crever."

Presque aussi sordide qu'un bon polar. Et justement, il paraît qu'il y en a un qui vaut le coup d'oeil, ce soir, en prime time, sur TF1.

Guillaume Joffroy



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Une aussi bonne série sur TF1 c'est franchement donner de la confiture a des cochons...Qu'ils restent donc avec julie lescaut et navarro, ca leur va très bien !!Ceci dit, je pense que marchal n'aura pas le mauvais gout de perenniser ce partenariat. Sur ce point, son interview est rassurante.

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Super série ! Vivement jeudi prochain pour voir la suite et n'en déplaise à Jackburton, merci TF1 !! Signé Peggy la cochonne !!!

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