Le jury présidé par l'épatante Britannique Tilda Swinton a littéralement récompensé le cinéma du monde entier hier soir. C'était un grand plaisir de retrouver la majestueuse lady de Londres, à l'affiche actuellement de L'Etrange Histoire de Benjamin Button.
L'Ours d'or avait été brésilien l'an dernier (Troupe d'élite), cette année il est péruvien ! Avec son titre intriguant : La teta asustada ("le sein effrayé") ou The Milk of Sorrow, son titre en anglais, a bouleversé unanimemant les votants avec l'histoire d'une jeune fille dont la mère violée a transmis son traumatisme à son enfant à travers son lait... C'est pas bien gai mais qui a dit que le cinéma n'était qu'une partie de rigolade ?
Gigante ("géant") de l'Argentin Adrian Biniez, portrait de veilleur de nuit insolite et Tous les autres de l'Allemande Maren Ade, une tragédie comique conjugale, se partagent le Grand Prix du jury.
Le prix du Meilleur Acteur a été remis au Malien Sotigui Kouyaté. Dans son pays, il est un acteur reconnu mais en France, c'est Rachid Bouchareb, l'auteur de Indigènes, qui l'avait révélé dans l'excellent Little Sénégal. Cet homme à la carrure de sportif - c'est un ancien footballeur reconverti en comédien de cinéma et de théâtre - a fait un joli discours poétique, pour remercier de son prix dû à son rôle dans London River du même Rachid Bouchareb.
Côté femme, c'est d'Europe, d'Autriche plus précisément, que vient Birgit Minichmayr, récompensée comme Meilleure Actrice pour Alle anderen ("tous les autres"). Un beau duo de prix d'interprétation.
Derrière la caméra, le cinéaste iranien Asghar Farhadi pour A propos d'Elly a obtenu un Ours d'argent. Une nouvelle vision de la bourgeoisie d'Iran après le sublime Persepolis. Histoire de faire changer l'image que l'on a de ce grand pays.
Le plus grand réalisateur polonais Andrzej Wajda a été récompensé durant cette Berlinale aussi pour Sweet rush. Même à 82 ans et plein de prix (Palme d'or pour L'Homme de fer), il n'est pas blasé ! Rappelons qu'un autre grand cinéaste a reçu une récompense, d'honneur, et c'est notre truculent frenchy Claude Chabrol.
Alors Berlin, c'est ça. Des tapis rouges glamour internationaux avec la perle des Indes Aishwarya Rai, la pierre précieuse d'Orient Zhang Ziyi ou le diamant Demi Moore alliés à un cinéma international et plus intimiste. Hier en Allemagne, la capitale a ouvert l'année 2009 du cinéma mondial qu'on attend de retrouver avec splendeur et émotion à Cannes !
SY
Faire un lien vers cet article




Cliquez sur un smiley pour l'insérer.