Des stars qui s'attaquent judiciairement aux journaux pour le respect du droit à l'image et à la vie privée, le fait est devenu monnaie courante. En principe cela se passe au civil et ce sont les journaux qui sont condamnés via leur directeur de publication, jamais ou presque les paparazzi.
Mais quand les stars portent plainte au pénal — ce qui est possible quand les photos ont été prises dans un lieu privé comme une piscine privée d'un hôtel ou dans la propriété d'une star —, une enquête est alors diligentée par les services de police judiciaire spécialisés et ce sont les paparazzi (en herbe ou pas) et leur agence photos qui sont en première ligne. Un procès au tribunal correctionnel s'ouvre alors opposant des stars et des personnes qui sont proches (ou pas) de leur entourage, et là cela devient beaucoup plus grave.
C'est le cas de Patrick Bruel et de la mère de ses fils, Amanda Sthers, qui ont attaqué en justice quatre personnes ayant assisté à leur mariage religieux dans la synagogue du consistoire, rue de la Victoire, le 26 septembre 2004.
Ce sont quatre personnes proches qui ont pris des clichés de ce grand évènement puis les ont revendus à deux magazines. Le 4 octobre 2004, un magazine people publiait toutes les photos du mariage Bruel... en couverture et sur quatre pages intérieures, repris quelques jours plus tard par Paris-Match (les magazines seront condamnés à payer, au civil, de sérieux dommages et intérêts). Mauvaise surprise pour les jeunes mariés — qui ont divorcé depuis — qui vont alors se lancer dans une véritable enquête à la Sherlock et Watson afin de trouver les responsables de cet acte de haute trahison.
Ils sont quatre, ils ont reconnus les faits, ont même exprimé des regrets ne se doutant absolument pas que les choses évolueraient de la sorte.
Selon Le Figaro et les articles 226-1 et 226-2 du Code pénal, les prévenus risquent un an de prison et 45 000 euros d'amende, sans compter les dommages et intérêts estimés à 5 000 euros pour chacun des prévenus.
Soulagement pour Patrick Bruel et Amanda Sthers... ce ne sont pas des amis proches, mais des membres du consistoire.
Nous vous tiendrons au courant des suites de ce procès...
Emma d'Uzzo
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